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(Noël 1941​)

Exemple de quelques pages d'Histoire "occultées" dans nos livres d'Histoire.... JO 1936 à Berlin : (Au dernier moment, toutefois, le comité américain, qui craignait les équipes hollandaise et allemande, revint sur sa décision. J. Owens et R. Metcalfe furent choisis aux dépens des deux athlètes… juifs. (S. Stoller et M. Glickman)(voir photo suivante) Le Bétar en uniforme avec son drapeau à Berlin: "En Histoire, la croûte, c’est le mensonge en lui-même, le pus, c’est l’occultation qui l’accompagne. N’hésitons pas à inciser et à tout purifier …"


Le saviez-vous ? Shocked

" Les Juifs déclarent la guerre aux Allemands en 1933."

"La Judée déclare la guerre à l'Allemagne"
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Le saviez-vous ? Shocked
Qu'est-ce que le fascisme ? scratch - Petite leçon rapide sur le fascisme.
« Quatre années d’Allemagne d’Hitler vues par un étranger » de Cesare Santoro. study

Affiche de propagande NS: (" On y voit une série d'animaux saluer Goëring.En haut à droite: un signe disant " Vivisection interdite" ( vivisection verboten ). (" Les animaux de laboratoires saluant Hermann Göring" )

Ces Nazis Noirs qui soutenaient Hitler. scratch
La liberté d'expression au "pays des Droits de l'Homme", c'est ça.... />
...hélas, d'autres "démocraties" embastillent ses citoyens pour délit d'opinion,voyez cette vidéo >
C'est un proverbe populaire utilisé par Shakespeare: "Henry IV", Première Partie, Acte III, scène 1, page 640 édition La Pléiade, traduction de Victor Hugo: << Dites la vérité, et vous humilierez le diable. >>
Ursula Haverbeck explique pourquoi l'Holocauste est le plus grand et le plus persistant mensonge de l'Histoire.
Ursula Haverbeck, 87 ans, est condamnée à dix mois de prison ferme !
Ursula Haverbeck, surnommée en Allemagne la « mamie nazie », a soutenu lors de son procès que « le camp d’Auschwitz n’a pas été un lieu d’extermination».
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Démocratie dictatoriale : Wolfgang Fröhlich, en prison depuis 10 ans pour délit d’opinion. scratch
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(Sur les raids aériens, lire « L’Incendie » de Jörg Friedrich aux éditions de Fallois. 2004 study ).

HELLSTORM - Tempête Infernale:ce film racontel'histoire que les vainqueurs,encore à ce jour, ne veulent pas que vous sachiez...
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 Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....

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Spartacus

Kouros
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MessageSujet: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 11:45




Oradour-sur-Glane : la contre-enquête.

par Vincent Reynouard.




Seize ans après la parution de son ouvrage
Le massacre d'Oradour
,un demi-siècle de mise en scène ,
Vincent Reynouard reprend et complète son travail sous une forme illustrée.



















La mort de femmes et d'enfants dans des conditions tragiques est toujours terrible.
Oradour-sur-Glane ne fait naturellement pas exception.
Le cœur se serre quand on songe à toutes ces vies brutalement interrompues,
à tous ces petites innocents victimes d'un conflits qui les dépassait.
Pour l'immense majorité,l'affaire est entendue:

- le 10 juin 1944 au matin,Oradour était un riant petit village.
Et le soir,après le passage d'une compagnie de Waffen-SS,Oradour était en ruines,
avec des centaines de cadavres parmi les décombes.

Cela suffit pour désigner les criminels,c'est-à-dire les "hordes nazies".
Cette déduction peut paraître parfaitement raisonnable.
Mais si l'on considère le déroulement du drame,on doit admettre que seules la première
et la dernière étapes sont sûres.
Le reste est le résultat d'enquêtes,avec tout ce qu'elles peuvent avoir de déficient ou d'orienté,
parfois les deux.Voilà pourquoi une contre-enquête nous a paru nécessaire.
Si,pour une raison quelconque,vous voulez croire la thèse communément admise
depuis 1944; si,pour vous,l'entière culpabilité des Waffen-SS ne saurait être remise en cause,
alors arrêtez tout de suite la lecture. Ce travail ne s'adresse pas a vous.
Si,en revanche,vous estimez que le doute est permis,même lorsqu'il s'agit de SS,
alors nous vous convions à cette contre-enquête sur le drame d'Oradour.
Nous allons pour cela adopter une méthode d'enquête traditionnelle,un peu comme
celle décrite dans une série policière du genre: "le lieutenant Columbo".
Nous arrivons sur les lieux après le drame,alors que des équipes de techniciens ont déjà
effectué les premières constatations et interrogé les premiers témoins.
Ces informations vont nous servir à commencer notre enquête.
Celle-ci s'attachera tout d'abord à étudier scientifiquement la matérialité des faits,
sans nous soucier ni du contexte (ici l'Occupation),ni des assassins présumés
(ici, les Waffen-SS),afin de comprendre ce qui a pu se passer.



LES FAITS TELS QU'ON NOUS LES PRESENTE.



Voici ce que l'on peut apprendre:

En début d'après-midi,les Waffen-SS encerclent Oradour et rabattent vers le centre-bourg
les personnes qui travaillent dans les champs.
La population est rassemblée sur la place principale (le Champ de Foire) pour le prétexte
d'un contrôle d'identité.
Les hommes sont séparés des femmes et des enfants qui sont menés dans l'église.
Les hommes sont répartis en six groupes et menés dans les plus grandes remises
ou granges d'Oradour où les allemands ont installé des mitrailleuses.
A 16 heures,et en quelques secondes les hommes sont abattus sans comprendre pourquoi.
Certaines victimes recevront le coup de grâce.Les allemands recouvrent les corps de matériaux
combustibles et mettent le feu dans ces lieux de supplices ainsi qu'aux maisons.
Seulement cinq hommes pourront sortir de la grange Laudy sans être abattus
par les bourreaux.
A 17 heures,c'est malheureusement au tour des femmes et des enfants (400 personnes)
réunis dans la petite église.
Les allemands déposent une caisse au milieu de la foule,au milieu de l'édifice.
Il en dépasse un cordon qu'ils allument.
Cette caisse destinée à asphyxier,explose et met en éclat les vitraux.
L'asphyxie ne s'opère alors pas comme les allemands le prévoyaient.
C'est alors qu'ils tirent sur les femmes et les enfants.
" (Aujourd'hui,on peut encore voir les impacts des balles sur les murs intérieurs de l'église).
Une femme,Mme Rouffanche,parvient à s'enfuir par un vitrail.
Elle est suivie par une autre femme et son bébé.Les cris du bébé alertant les Allemands,
ces trois personnes sont mitraillées.
Seule Mme Rouffanche,bien que blessée,survit en se cachant dans un rang de petits pois
dans le jardin du presbytère ". *


Ajoutons à cela que,toujours d'après les éléments recueillis,dans l'église,les Waffen-SS
auraient brûlé les femmes et les enfants,ce qui aurait provoqué un incendie général
du bâtiment.
Ce timbre émis en octobre 1945 illustre la thèse officielle.



L'objectif de notre enquête est de confirmer ou d'infirmer cette version des faits.
A cet fin,nous allons utiliser les photos d'époque pour,tout d'abord:

1) étudier l'état des cadavres retrouvés;

2) dresser un état des lieux après le drame.

Ces éléments devraient nous permettre de formuler des premières hypothèses concernant
les faits qui étaient survenus ce 10 juin tragique.
Ensuite,et seulement ensuite,nous nous intéresserons aux différents témoignages.
Pour l'instant,donc,ouvrons nos yeux et observons.



Constatations matérielles.




L'état des cadavres.


Commençons par observer les cadavres des hommes.
Les photos tombées dans le domaine public ne sont pas très nombreuses
et on ne sait pas exactement où elles ont été prises.
Mais nous nous en contenterons.

Ce corps est totalement carbonisé .Ils est méconnaissable.
Visage rendant impossible toute identification,chairs carbonisées,extrémités manquantes...
Tous ces cadavres ont visiblement été dévorés par les flammes.



Cela dit,examinons les corps des femmes et des enfants dont on nous dit
qu'ils ont été retirés de l'église.

Ce qui frappe déjà,ce sont ces chaussures intactes.
Ce ne sont pas des chaussures qui sont restées des heures dans un violent incendie.
On observera sur ces photos,entourées,il y a bien d'autres chaussures et/ou bien d'autres
extrémités intactes,c'est-à-dire sans trace de brûlé.
Et puis,on s'aperçoit qu'il ne s'agit pas de corps entiers mais de fragments de corps.
Notez:

1) les chaussures et les jambes intactes.

2) ces deux jambes sur lesquelles on voit encore nettement des bas.

3) le fragment de cadavre d'une petite fille dont la robe est intacte.



Ci-dessous cadavres sous un autre angle.



- Photo de gauche,son short est parfaitement intact,
mais la chair de ses jambes est carbonisée et ses chaussures brûlées en surface.
La mort semble être intervenue suite à un arrachement partielle de la tête.
Ce n'est pas un simple incendie qui a pu faire cela.

- Photo de droite: Le short et les sandales de cet autre garçonnet sont également intacts...
...le pauvre a été littéralement coupé en deux.
Le phénomène a dû être très violent,mais en même temps très bref.Et ce n'est pas fini...



Enfin,et pour comparer avec les photos d'Oradour,cette victime d'un double attentat
à la bombe à Karachi (Pakistan),le 5 février 2010.
Ses vêtements sont intactes.

http://www.google.fr/search?q=attentat+%C3%A0+karachi&hl=fr&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=w4-XUZ3pAsy3hAfK7oCAAg&sqi=2&ved=0CEAQsAQ&biw=1024&bih=622

Les cadavres que nous venons de voir sont mutilés,déchiquetés même,mais ils conservent
leurs vêtements,leurs chaussures (quand ils en avaient),les traits de leur visage
(quand la tête est encore là),leurs cheveux...Dès lors,la conclusion s'impose:

- les corps des femmes et des enfants dans l'église ont été soumis à une ou plusieurs
fortes explosions.
Ils n'ont pas été plongés dans un violent brasier qui aurait duré plusieurs heures.
Afin d'y voir plus clair,dirigeons-nous vers l'église pour y examiner les ruines

(page suivante).

Vincent Reynouard interpelle le survivant Robert Hébras :

http://www.phdnm.org/oradour.html

* source "Résumé de la journée du massacre" :

http://www.oradour-souviens-toi.fr/


http://fr.ask.com/youtube?q=photos+oradour+sur+glane&v=wAzuYgPduFE&qsrc=472

Suite,page suivante..... study


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L'autre Histoire :
"qui n'entend qu'un son, n'entend qu'une cloche."

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Spartacus

Kouros
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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 11:46


Les ruines de l'église.




(L'église d'Oradour avant le drame)



Voici la collégiale de Nivelles après un bombardement en mai 1940.
Quelques bombes l'ont touchée et les explosions qui ont secoué l'édifice
ont soufflé ses toitures principales.La ressemblance avec l'église d'Oradour est indéniable.





La voici après.Ce qui frappe tout d'abord,c'est la disparition de toutes les toitures.
Cela fait penser à un incendie généralisé...

Regardez cette face du clocher prise peu après le drame.
Sur les ouvertures ,on distingue nulle trace de suie.

J'en termine avec cette photo connue après le drame.
On distingue aucune trace de suie du toit de la nef.
Notez encore une fois l'absence de suie,ce qui pourrait renforcer la thèse de toitures soufflées
par une ou plusieurs explosions.
Les ouvertures du clocher ne montrent donc aucune trace de suie.


Or,à supposer que,comme le prétend Marguerite Rouffanche,les Allemands aient mis le feu
en posant du combustible (chaises,fagots,etc.) sur les cadavres des femmes et
des enfants,l'incendie aurait atteint le clocher en progressant vers le haut.


---------------------------------------------------------------------------------------------------------
Témoignage de Marguerite Rouffanche,
30 novembre 1944.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------
50 ORADOUR-SUR-GLANE
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
épouvanté.J'y pénétrai à sa suite,et,résignée,je m'assis sur une marche d'escalier.
Ma fille vint m'y rejoindre.Les Allemands,s'étant aperçus que cette pièce était envahie,
abattirent sauvagement ceux qui y venaient chercher refuge.Ma fille fut tuée près de moi
d'un coup de feu tiré de l'extérieur.Je dus la vie à l'idée que j'eus de fermer les yeux et de simuler la mort.
"Une fusillade éclata dans l'église.
Puis de la paille,des fagots,des chaises,furent jetés pêle-mêle sur les corps qui gisaient
sur les dalles
.
"Ayant échappé à la tuerie et n'ayant reçu aucune blessure
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Et même en prétendant,comme Pierre Poitevin,que les Allemands soient montés
jusqu'au clocher pour y déposer de mystérieuses "pastilles incendiaires"....
....le petit escalier en colimaçon les aurait conduits à la base du clocher.
C'est donc là qu'ils auraient déposé ces pastilles...
(ci-dessous:extrait de la page 53 du livre de Pierre Poitevin):




----------------------------------------------------------------------------------------------------------
DANS L'ENFER D'ORADOUR - 53 -

bancs,les voitures des bébés,apportent (Les Waffen SS) des chargements de paille et de foin.
Ils confectionnent l'immense bûcher devant l'autel de la mère de la Vierge.Ils y jettent les corps
encore chauds des enfants avec ceux des femmes jeunes et vieilles,dont les membres sont déjà
raidis par la mort.
Un certain nombre d'autres ne sont peut-être qu'évanouis,que blessés et seront brûlés vifs.
Que leur importe !
Ils disposent également des branchages et du fourrage dans le chœur et dans la nef,
sur les dizaines de victimes qui,partout,pêle-mêle,jonchent le sol inondé de sang.
Ils établissent sous la sacristie un foyer dont la porte extérieure de la cave servira de tirage
pour activer la combustion et la grande tribune en bois est bourrée de matières inflammables.
Quand se terminent ces préparatifs méthodiques et minutieux,des mains sacrilèges fracturent
le tabernacle et s'emparent du saint-ciboire,en or.
La profanation est accomplie.Le suprême outrage,à la chrétienté est consommé.
Puis,le feu est mis,vraisemblablement à l'aide de pastilles incendiaires.
Il est jeté sur les combles,dans le clocher,allumé à l'intérieur et il gagne simultanément
tout l'édifice.
Le sanctuaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ est un véritable enfer où vont griller
des monceaux de cadavres.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------

...et c'est donc de là qu'aurait débuté le feu avant de progresser vers la toiture.
En conséquence,pendant un laps de temps assez long,la fumée serait sortie
par les seules ouvertures disponibles:

- les ouvertures pratiquées lors de la construction du clocher.
On devrait donc y voir des traces de suies....

....comme ce fut par exemple le cas à Chevry,dans l'Ain,où l'église brûla le 7 mai 2012.
(ci-dessous):

(source):
http://www.ledauphine.com/ain/2012/05/06/un-incendie-detruit-entierement-l-eglise-de-chevry?image=B6E962A6-41FF-427F-A52A-FA7AE40B76FC



Ci-dessus,photo extraite d'un film qui montre l'incendie criminel de l'église de Vaaler,
en Norvège.
Le feu a pris au niveau du sol avant de progresser vers le haut.
Regardez le clocher.Le feu règne à l'intérieur mais le toit ne s'est pas encore crevé.
Dès lors,la fumée sort par les ouvertures disponibles.

C'est encore plus net sur cette image ci-dessous prise alors que l'incendie a bien progressé.



Il faudra attendre de très,très longues minutes pour que la toiture s'éffondre,
les flammes et la fumée pouvant alors sortir à la verticale.



Certes,différentes parties de l'église d'Oradour ont été soumises à des incendies de plus
ou moins grande intensité,comme en témoignent les traînées de noir de fumée indiquées
sur la photo.
Mais il est indéniable que ce ne sont pas les principaux événements à l'origine
de la destrction de l'édifice.
( vidéo visible ci-dessous ):
http://www.youtube.com/watch?v=wedmFkvbbhA



L'aspect du clocher de l'église laisse entrevoir qu'une ou plusieurs explosions
secouèrent l'église ce 10 juin 1944.

Un autre fait appuie cette hypothèse.


La croix faîtière.






Au sommet du clocher,entouée en rouge ,vous voyez ce que l'on appelle la croix faîtière.
Indiquée par une flèche : une sphère supérieure,et une sphère inférieure,plus grande.

Cette croix est encore visible à l'intérieur des ruines de l'église.
La position de la sphère supérieure (disparue) et l'autre sphère inférieure.
Approchons nous.



- Les quatres barres qui permettaient de fixer la croix au sommet du clocher.
La sphère,qui était creuse,est très abîmée.
Mais elle subsiste,n'ayant été que bosselée.
Malgré sa finesse,elle n'a pas fondu.
Ce fait capital,car regarder (page suivante) cet incendie de clocher.

Le feu a atteint la toiture et pendant longtemps,très longtemps,les flammes vont lécher
la base de la croix faîtière.
Mais que se passerait-il d'une fine sphère en laiton ?
Chauffée par l'air et par le rayonnement,elle fondrait sûrement.

Or,aujourd'hui cette fine sphère est parfaitement visible,coupée en deux et fortement bosselée,
certes,mais ne portant nulle trace de fusion.
La croix faîtière n'a pas été plongée dans un incendie.

Dès lors,que lui est-il arrivé ?



Les cloches partiellement fondues.





La première chose que l'on voit sur la photo ci-dessus
,
ce sont les deux cloches fonfues,avec le marteau d'une d'entre elles
prisonnier du bronze solidifié
.

Une cloche ne fond pas dans un incendie de clocher
.
Après l'incendie de la tour Victoria du Parlement d'Ottawa lors du sinistre du 3 février 1916.
Jusqu'à minuit,alors que les flammes ravageaient l'endroit,la vieille cloche sonna toutes
les heures.
Elle tomba immédiatement après minuit...
La voici aujourd'hui,après restauration.Bien qu'abîmée et oxydée,
la cloche avait survévu à l'incendie
.

Cloche originale de la tour Victoria (1875-1877),restaurée en 2000.
Cette cloche fut sauvée des ruines de la tour de l'Horlogne détruite par un incendie
le 3 février 1916.
"Le feu fit rage pendant des heures et la tour principale ne fut atteinte que vers onze du soir.
Un des incidents les plus pathétiques de cette mémorable nuit,lequel émut les spectateurs
furent les douze coups de la vieille horloge battant minuit.Lorsque les sons si bien connus
de tous retentirent à travers la mer de flammes,ce fut comme si une voix humaine
s'en était élevée"

(Extrait du rapport de 1916 du sous-ministre des travaux publics du Canada).

(voy. lien ci-dessous):
http://www.sweetmemory.fr/article-jour-11-ottawa-108722435.html


Le 16 août 2012,dans l'Ohio,une église fut totalement détruite par un incendie...



Photo ci-dessous,la cloche ,là aussi,survécut au sinistre.On la voit parmi les ruines.



http://www.logandaily.com/news/s-bloomingville-church-destroyed-by-fire/article_fbbf0ef6-e8aa-11e1-9a43-001a4bcf887a.html

Après la nuit tragique du 27 août 1996,qui avait vu l'église Saint-Nicolas de BRUNEHAMEL
être la proie des flammes,laissant,à l'apparition du jour ruines et désolation,
pans de murs calcinés,pignons noircis miraculeusement épargnés dressés
vers le ciel,la volonté de reconstruction s'est exprimée par tous avec le soutien
de la municipalité.
Après une année de réflexion et démarches administratives,l'effort se concrétise
avec l'intervention de tous les corps de métiers et les différentes étapes de la résurrection
se succèdent à l'émerveillement des habitants.
Les restes d'une cloche fondue placés à l'entrée de l'église rappellent ce triste évènement.
Ceci dit,voici un article consacré à l'incendie,en 1996,de l'église de Brunehamel,dans l'Aisne.
On y voit une petit cloche dont la partie supérieure a disparue,fondue.


(source):
http://www.soissons.catholique.fr/l-eglise-dans-l-aisne/la-decouverte-du-diocese/paroisses-et-zones-pastorales/zone-de-laon/paroisse-notre-dame-de-l-esperance/les-eglises-de-la-paroisse/brunehamel.html


Suite,page suivante..... study

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Spartacus

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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 11:46

J'explique ce fait de la façon suivante:


- Voici une cloche placée dans un clocher.






((1) joug,(2) anses,(3) cerveau,(4) épaule, (5) robe, (6) panse,(7) pince, 8 lèvre inférieure,
(9) battant, (10) faussure).

- La grosse pièce de bois qui la maintient s'appelle le joug (1).

On s'aperçoit qu'une grande partie de la masse se trouve vers le bas.
Maintenant,imaginez ce clocher en flammes.

- La cloche va recevoir par rayonnement de la chaleur de tous les côtés.
Le bronze va donc s'échauffer.
Mais sachant qu'il est beaucoup plus fin en haut,c'est le haut qui,le premier,
va perdre ses propriétés mécaniques.

- Au bout d'un certain moment,le bas pesant beaucoup plus lourd, une brisure va s'opérer
au sein de la cloche....
....qui va entraîner la chute de la partie inférieure.
Dans certains cas,cette chute va l'extraire du brasier,...
....d'où cette partie qui sera retrouvée intacte,alors que le haut a disparu.



Rien de tout cela à Oradour
.
Des deux cloches présentes dans le clocher le 10 juin 1944,il ne reste quasiment rien,
excepté deux fragments des bords inférieurs que nous voyons sur la photo ci-dessous:



Voici à quoi cela correspond au regard de la cloche entière: 6 et 8.
C'est très faible.
Certains pourront nous répondre qu'il y avait deux cloches dans le clocher d'Oradour.
Lorsque l'incendie fait rage et que le rayonnement frappe les cloches,il existe une petite zone
(entre les deux cloches) où ce rayonnement est moins intense.
Cela pourrait expliquer la subsistance d'une seule petite partie de la base 8.
L'argument est pertinent.Mais trois choses s'y opposent:

1) Les fragments des cloches qui subsistent sont trop grands en comparaison de la zone
de moindre intensité.

2) Si l'on inspecte de près le petit fragment,très visible,on s'aperçoit que les bords sont doux,
donc qu'ils résultent d'une fusion.

3) Comparez avec le bord de la cloche de l'église de Brunehamel.
Il présente des angles très marqués,issus d'une brissure.


(cloche de Brunehamel)
A Oradour,ce que l'on voit n'est pas une brisure,mais une frontière assez nette entre
ce qui a fondu et ce qui n'a pas fondu (voir la photo du musée plus haut).

Quelle conclusion en tirer ? Je m'explique.

- Sur une barre métallique à température ambiante.
Si vous la chauffez, de l'énergie va lui être apportée.
La température montera à l'endroit chauffé et la chaleur s'évacuera de deux façons:

- une perte vers l'extérieur et par conduction dans la matière.

Cette conduction fait qu'au bout d'un moment,toute la barre sera chaude bien
qu'elle n'ait été chauffée qu'à une seule extrémité.
Si le chauffage n'a pas été violent,une fois le feu retiré,la barre refroidira sans avoir
subi le moindre changement.


- en revanche,si le feu est plus violent,toute l'énergie emmagasinée ne pourra pas
être évacuée
.

La partie évacuée par conduction entraînera une élevation de température dans la barre.

Quant au surplus restant,il entraînera une destruction de la structure interne du métal
qui va commencer à fondre.
Une fois le feu retiré,la barre refroidira mais gardera des traces plus
ou moins grandes de fusion.

Pour obtenir une fusion totale de l'extrémité tout en souvegardant le reste ,
il faudrait un feu très, très puissant.

L'énergie qu'il donnerait serait telle qu'une grande partie ne pourrait pas
être évacuée, entraînant la fusion rapide de l'extrémité
.
La rapidité du phénomène ferait que la chaleur n'aurait guère le temps de s'écouler le long
de la barre par conductivité. Il en résulterait une frontière assez nette entre la zone
détruite (voir disparue) et celle conservée.

L'ennui est qu'un feu si puissant se révèle très difficile,voir impossible à réaliser lorsque
le combustible est du bois
(ce qui est le cas dans un clocher).
Par conséquent,la façon dont les cloches d'Oradour ont été détruites
paraît relever du mystère
.

-Qu'est-ce qui a pu provoquer cette frontière si nette entre les parties bien conservées
et les parties disparues ? Réponse possible :

une explosion.

Dans le cadre de notre exposé,on peut considérer une explosion comme une combustion
qui s'emballe. L'énergie est instantanément libérée sous forme de chaleur et d'une onde
de choc (élévation subite de la pression).
Une partie de l'énergie libérée va être absorbée par le métal,ce qui provoquera une fusion
quasi instantanée et un éparpillement du métal fondu.
Le phénomène sera si bref qu'aucun écoulement de la chaleur par conduction
ne surviendra.
Il en résultera une frontière très nette entre la partie disparue par fusion
et la partie intacte
.
L'état des cloches visibles dans l'église d'Oradour vient donc confirmer
la thèse de l'explosion violente qui s'est produite dans le clocher.



Suite,page suivante..... study

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Spartacus

Kouros
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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 11:46


La voûte du clocher.


Certains me répondront que si une violente explosion avait secoué cette partie
de l'église, elle aurait sans doute endommagé la voûte qui se trouve au-dessous.
Or,me dira-t-on,cette voûte est aujourd'hui encore parfaitement visible,
avec l'oculus central.
C'est certes ce que l'on veut faire croire.
Mais regardez les pierres des ogives et comparez-les entre elles.
Nul n'est besoin d'être un spécialiste pour voir que les unes
sont anciennes

alors que les autres sont modernes.
C'est la preuve d'une reconstruction tardive d'au moins une partie de la voûte.
En doutez-vous ? Alors ouvrez l'un des premiers livres parus sur la question.




L'auteur parle de "pierres tombées de la voûte".
Le fait qu'il soit sur le seuil de l'église démontre qu'il s'agit bien de la voûte
du clocher.
--------------------------------------------------------------------------------------------

DANS L'ENFER D'ORADOUR - 77 -

A L'EGLISE

Les précédant,j'ai tenu,seul, à revenir dans l'église.
Sur le seuil,devant la cloche fondue et dont le bronze est encastré
dans des pierres tombées de la voûte,le bénitier est rempli d'ossements.
Le sol est jonché de douilles de balles noircies par l'incendie.
----------------------------------------------------------------------------------------
Plus loin,d'ailleurs,il publie un cliché qui montre des
"pierres de la voûte du clocher effondré".

On ne saurait être plus clair.
Les pierres des ogives sont également
visibles sur un autre cliché,ainsi qu'un fragment de cloche.
Sachant que les voûtes de la nef se sont effondrées en novembre 1944,

ces pierres ne peuvent provenir que du clocher....

J'ajoute qu'en juin 1945,le Gouvernement publia un rapport émanant
des Renseignements généraux, daté du 4 juillet 1944 et concernant
le drame d'Oradour.
------------------------------------------------------------------------------------------
(LIMOGES)

4 juillet 1944 RENSEIGNEMENTS GENERAUX Haute-Vienne.
RAPPORT

du Commissaire Massiéra des R.G. de la Haute-Vienne sur les événements
survenus à Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944.
---------------------------
La commune d'Oradour-sur-Glane,située sur le canton de Saint-Junien
à 15 kilomètres de cette ville et à 22 kilomètres à l'Est de Limoges,comprend
une population de 1 750 habitants.
Elle se compose d'un bourg qui s'étend le long du chemin de grande circulation n°3
à partir de la Glane sur une longueur de 1 kilomètre environ,qui compte
---------------------------------------------------------------------------------------------------
Le rédacteur avait clairement écrit:

"la voûte du clocher qui surplombait l'église s'est effondrée".
La voûte telle qu'on la voit aujourd'hui est le fruit d'une reconstruction
au moins partielle.
Loin de contredire la thèse de l'explosion dans le clocher,son état le 10 juin
au soir l'appuie au contraire.

Comme il a été dit précédemment,dans la sacristie dont le plancher s'était effondré,
une trentaine de cadavres calcinés gisaient sous les décombres.
Dans la cave du presbytère qui est située à droite de l'église et qui la touche
sur un point, dix cadavres calcinés en partie ont été découverts et ont du être
jetés à cet endroit le lundi matin par les Allemands.
Dans la partie droite du chœur,quelques débris de cadavres npn entièrement
calcinés, attestaient que le feu avait été moins violent dans cette partie de l'église;
la partie gauche du lieu saint paraît avoir été épargnée en partie par les flammes
et le confessionnal en bois se dresse encore intact.
Néanmoins,la voûte du clocher qui surplombait l'église s'est effondrée
et la cloche a fondu sous l'action de la chaleur.
--------------------------------------------------------------------------------------------

La nef et le chœur.


Avançons maintenant.
Nous voici dans la nef.
Au fond,le cœur avec le maître-autel.
Ci-dessous,l'une des rares photos prise peu après le drame et qui montre cette zone.
On note que les chaises et les bancs sur lesquels les fidèles suivaient les offices
ont disparus.
Le sol est jonché de débris,parmi lesquels de nombreuses pierres.





Sur la photo ci-dessus,l'autel de messe traditionnel.
J'appelle votre attention sur l'estrade ainsi que le caractère symétrique de l'objet.
A Oradour,ce qui frappe tout d'abord,ce sont les importantes destructions.
Je ne parle pas des impacts,mais des parties qui manquent :

1)L'estrade en bois représentée en 2 rectangles rouges en bas,
sur laquelle le prêtre montait pour officier.On en voit nulle trace.
Et si elle a brûlé,on ne distingue aucune trace de noir sur l'autel.
On ne peut donc écarter l'hypothèse qu'elle ait été fracassée.

- Autre partie manquante:

2) la gauche du tabernacle avec ses trois arches,le tout en plâtre
(représentée en rouge).
Elle a totalement disparu,comme soufflée,pulvérisée.
Encore une fois,ce n'est pas un incendie qui a pu provoquer cette dernière mutilation...

On voit également en bas à gauche et à droite deux traces qui peuvent être
celles laissées par des balles.

En effet...
...elles ressemblent à des impacts dans des pierres relativement tendres.
On voit nettement le trou central,plus profond,là où la balle a physiquement frappé,
puis la périphérie abîmée suite au choc.

En revanche,d'autres impacts laissent plutôt penser à des pierres de tailles différentes
qui auraient frappé l'autel.C'est surtout visible au niveau de la partie haute.
On ne distingue pas un seul trou plus profond qu'aurait laissé une balle.

Quans au rebord de l'autel,la façon dont il est brisé tout du long et de façon
uniforme peut surprendre.
On ignore ce qui a pu se passer.

On s'attendait notamment à retrouver les objets de culte (bougeoires et crucifix)
fondus ou partiellement fondus,ce qui aurait laissé des petites flaques
de métal solidifiées.

Mais ces objets sont encore bien visibles dans la "crypte du souvenir" et,
sur l'autel,on ne découvre pas la moindre trace de métal fondu.
Nul stigmate d'un incendie,donc,au niveau du maître-autel.



Quoi qu'il en soit,si l'on excepte les marques extérieures de suies au-dessus des vitraux,
cette zone n'offre guère de traces d'incendie.

Considérons maintenant la statue entourée en rouge
avec une flèche à gauche.
Il s'agit de celle du curé d'Ars.
Le haut a été pulvérisé sans que le bas ne tombe.
Qu'est-ce qui a pu faire cela ? Modifions notre angle de vision.

Le projectile responsable de la destruction a laissé un impact bien visible.
La forme nous fait penser à une pierre,pas à une balle.



Dans une brochure parue quelques mois après le drame,on lit:

"Dans ce qui fut l'église,de gros moellons venus on ne sait d'où,jonchent le sol
couvert de cendres"
*

(ci-dessous :extrait de la page 13):

------------------------------------------------------------------------------------------
p.13

ORADOUR- SUR -GLANE

une jambe d'enfant qui se crispe,un corps difforme horrible qui donne l'impression
d'un tronc d'arbre pourri et rongé par le temps.
Dans ce qui fut l'église,de gros moellons venus on ne sait d'où,jonchent le sol
couvert de cendres
.Dans un coin,on a entassé pêle-mêle des clefs,des ferrures
de sabots et des baleines de corsets.Une aile abrite un petit autel encore garni
de fleurs fanées.En face le confessional
-------------------------------------------------------------------------------------------


* voy. Le massacre d'Oradour-sur-Glane par les hordes hitlériennes
(éd.Front National,sd),p.13.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Front_national_(r%C3%A9sistance)


La suite,page suivante.... study

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L'autre Histoire :
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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 11:46



La chapelle sainte Anne.




Ajoutons à cela qu'à l'autre bout de la chapelle,on peut voir l'autel de la Vierge,
en plâtre,lui aussi parfaitement intact.
Pierre Poitevin précise dans son livre que, dans cette chapelle,:
"les draperie,les ornements ont peu souffert".
On doit en déduire que ce coin de l'église a également été épargné par l'incendie.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------
- 78 - DANS L'ENFER D'ORADOUR

remarque,sur les montants,des des éclaboussures de sang séché, ainsi
que des traces de balles.
En face la chapelle de la Vierge,l'autel,les vases,les draperies, les ornements
et les statues ont peu souffert. Deux statues,celle de Notre-Dame de Lourdes
et plus loin celle de Bernadette,sont intactes dans cette chapelle latérale de gauche.
-----------------------------------------------------------------------------------------------
Dans son rapport,l'officier des Renseignements généraux résume la préservation
de la chapelle de la Vierge en écrivant: "La porte gauche de l'église a échappé
en partie aux flammes".
Ce rappel termine notre inspection matérielle de l'église.
-----------------------------------------------------------------------------------------------
Dans la chapelle où se trouvait le charnier,l'autel a été complètement détruit
par les flammes et les briques qui le constituaient,ont été en partie calcinés;
les murs sont noircis et ébréchés par place.
Du maître-autel,seul subsiste le bloc de maçonnerie dénudé.La partie gauche
de l'église a échappé en partie aux flammes.
-------------------------------------------------------------------------------------------------



Le mystère de la sacristie.



Du chœur,pénétrons dans la sacristie.
A notre connaissance il n'existe pas une seule photographie qui montrerait l'intérieur
de cette partie de l'église,que ce soit avant ou après la tragédie.
Elle avait deux niveaux:

- en haut,la sacristie proprement dite,éclairée par deux fenêtres,

- en bas,une sorte de resserre qui communiquait avec l'extérieur par une porte.
Un escalier reliait les deux niveaux.



La chapelle sainte Anne.


Revenons dans l'église afin d'inspecter les chapelles latérales.
Traversant le chœur,nous voyons la chapelle sainte Anne.

Dans cette chapelle,l'autel est gravement endommagé.
Le revêtement est enlevé;on voit les briques intérieures.
Notez également le revêtement des murs qui est tombé par plaques.






La chapelle saint Joseph.


Passons à côté et entrons dans la chapelle dédiée à saint Joseph.

Surprise :

- dans cette église qui,d'après la thèse officielle,aurait été ravagée par un incendie généralisé,
on découvre un autel en bois,sans nulle trace de brûlure.



Dans son ouvrage,Pierre Poitevin,qui a visité l'église peu après la trégédie,
déclare que cette chapelle " a été épargnée par le feu". Bien....



(ci-dessous : extrait de la page 77 de son livre):
---------------------------------------------------------------------------------------------
Pierre Poitevin, Dans l'enfer d'Oradour (octobre 1944),p.77.

poutres calcinés,mais seulement quelques morceaux de charbons de bois...
En face,une chapelle dédiée,me dit-on,à saint Joseph,et d'où on accède au clocher,
a été épargnée par le feu.
Elle dut servir de refuge à bon nombre de femmes et d'enfants asphyxiés ou tués sur
-----------------------------------------------------------------------------------------------


La chapelle de la Vierge.


Traversons la nef et pénétrons dans la chapelle dédiée à la Vierge.

Deuxième surprise,et de taille
,.... . ...on y découvre le confessionnal,
parfaitement intact
.
Cette pièce en bois dont certains pans ne font que quelques millimètres d'épaisseur
a donc survécu,elle aussi
.




Ajoutons à cela qu'à l'autre bout de la chapelle,on peut voir l'autel de la Vierge,
en plâtre,lui aussi parfaitement intact (photo:ci-dessous):



Dans son rapport,l'officier des Renseignements généraux résume la préservation
de la chapelle de la Vierge en écrivant : "La partie gauche de l'église a échappé
en partie aux flammes".

Ce rappel termine notre inspection matérielle de l'église.

-------------------------------------------------------------------------------------------------

Dans la chapelle où se trouvait le charnier,l'autel a été complètement détruit
par les flammes et les briques qui le constituaient,ont été en partie calcinés;
les murs sont noircis et ébréchés par place.

Du maître-autel,seul subsiste le bloc de maçonnerie dénudé.
La partie gauche de l'église a échappé en partie aux flammes.
----------------------------------------------------------------------------------------------


Premières conclusions.


La première conclusion est la suivante:

- la thèse de l'incendie généralisé,telle qu'on la présente depuis 1944,
est fausse
.



Certes,il est indéniable que des incendies plus ou moins puissants se sont propagés
en certains endroits,mais on ne saurait leur imputer ni la destruction de l'édifice,
ni la mort des femmes et des enfants dont nous avons vu les cadavres.
Ceux-ci ont été déchiquetés par une ou plusieurs explosions.
Dès lors,que s'est-il passé le 10 juin 1944 dans l'église d'Oradour ?
Notre première hypothèse est celle-ci.

Plusieurs explosions ont secoué l'église d'Oradour.
Elles ont eu lieu sous les combles de l'église et dans le clocher.
Sans doute y-t-il eu réaction en chaîne,l'onde de choc causée par la première
explosion ayant provoqué les suivantes.Cette hypothèse explique:

- l'étonnante préservation de la croix faîtière et, plus particulièrement,
de la fine sphère en laiton à sa base;

- l'état très particulier des cloches,avec ces frontières nettes entre les parties
intactes et celles fondues;

- la disparition des toitures,soufflées par l'onde de choc.



Des comparaisons intéressantes.


La thèse des explosions explique également l'effondrement des voûtes de la nef,
en novembre 1944.
Ebranlée par les explosions survenues sous les combles,la structure fragilisée
a finalement cédé quelques mois plus tard.



Il est d'ailleurs intéressant de comparer l'église d'Oradour aux nombreuses autres qui,
comme celle-ci, ont été bombardées.
Les bombes ont crevé la toiture et ont explosé sur les voûtes,provoquant
leur effondrement.

La ressemblance avec Oradour est frappante,ce qui laisse penser que le phénomène
à l'origine de la destruction est identique.Cela dit,revenons à notre explosion.





La thèse de l'explosion et ses conséquences.



Le principe de la charge creuse s'exerçant,la poussée dans le clocher s'est développée
non seulement vers le haut,mais aussi vers le bas,au niveau de la voûte avec son oculus.

D'où la destruction partielle ou totale de la voûte du clocher,certaines pierres
se retrouvant juste au-dessous.

Vers le bas,les gaz surchauffés,produits de l'explosion,ont envahi en une fraction
de seconde la nef de l'église et certaines pierres arrachées de la voûte ont été
projetées à grande vitesse dans toutes les directions.

Ce phénomène fut très court.Ainsi s'explique:

- l'étonnante préservation des chapelles de la Vierge et de saint Joseph;

- la destruction du haut de la statue du curé d'Ars,par une pierre,sans que le bas
ne soit touché,ni déstabilisé;

- les impacts sur le maître-autel,et plus particulièrement la pulvérisation
de la partie haute gauche.

Mais surtout,cette thèse explique l'état des cadavres des femmes
et des enfants
que nous avons vus en photo.
L'onde de choc,les objets projetés et les gaz enflammés permettent
d'expliquer ces mutilations
.
Cette grosse explosion semble donc être à l'origine du drame.
Cette conclusion formulée,passons à l'étude des témoignages.


La suite,page suivante....
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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 11:46


LES TEMOIGNAGES





Révélations tardives et confirmations.


Neuf ans après les faits,au procès des Waffen-SS en 1953,on put apprendre d'un témoin
sur lequel je reviendrai,Mme Rouffanche,qu'à un moment,une "flamme" était entrée
"dans l'église".
Cela appuie la thèse de l'explosion dans le clocher,phénomène qui aurait été suivi de l'irruption,
dans la nef,des gaz enflammés.



-------------------------------------------------------------------------------------------------------

Sténotypies du procès de Bordeaux.
Audience du 23 janvier 1953
Déposition de Marguerite Rouffanche.



- J'étais assise au fond d'un ? escalier dans la sacristie,j'ai fait la morte.
Il y avait une Espagnole qui était assise sur mes pieds quand le boche est arrivé,
nous avons fait les mortes toutes les deux,nous nous tenions par la main,Mme Mingo
a été brülée.

M.le Président : Et cet escalier pouvez-vous le situer sur le plan ?

- Il était dans la sacristie,du côté gauche juste en rentrant.


M.le Président : Et c'est de cet escalier que vous avez pu voir ce qui se passait dans l'église ?

- Et je suis rentrée au moment où la flamme entrait dans l'église.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------

Toujours à ce procès,Mme Rouffanche révéla un autre événement qu'on nous avait caché
jusque-là:

- dans la sacristie,une explosion soudaine avait provoqué l'effondrement du plancher
et la chute des gens.
Si c'était vrai,alors les cadavres trouvés dans ce lieu ne devaient pas,eux non plus,
être calcinés.


--------------------------------------------------------------------------------------------------------

M. le Président : Ce qui nous intéresse c'est qu'au cours du tir, le plancher a pris feu ?

- Oui.

M. le Président : Est-ce qu'il y a eu une explosion au moment de l'effondrement ?

- Oui il y a eu une explosion .
Les gens qui étaient dans la sacristie sont passés dxxx sous le plancher.
Ma fille aînée et d'autres voisines
------------------------------------------------------------------------------------------------------
C'est ce que confirme le Commissaire de Police Hubert Massiéra qui avait enquêté sur les lieux
peu après le drame.Les cadavres retrouvés dans la resserre,nous dit-il,n'étaient pas calcinés.


------------------------------------------------------------------------------------------------------

Sténotypies du procès de Bordeaux (redactylographiées).
Audience du 23 janvier 1953
Déposition du commissaire Hubert Massiéra.



Massiera : Non,sur le sol se trouvait des douilles de balles,à proximité du tas
de cendres du charnier,devant la porte de l'église et également sur les escaliers q
ui conduisaient à la petite porte latérale,à côté où se trouvait la fosse.
Dans la sacristie,le plancher avait été effondré et on a trouvé à l'intérieur
une trentaine de cadavres qui,ceux-là, ,n'étaient pas calcinés.
Je pourrais parler des événements qui se sont passés dans l'église.
J'ai entendu Mme Rouffanche,à l'hôpital de Limoges,j'ai été présenté à elle par des médecins.
Cette femme était grièvement blessée et m'a fait sa déposition comme suit:
elle était chez elle,le jour de l'arrivée des allemands,avec son mari,son fils et ses deux filles.
Ils ont été conduits sur le champ de foire et,au bout d'un certain temps,Mme Rouffanche
avec toutes les femmes et les enfants ont été scindés en deux groupes:d'un côté
les hommes de de l'autre côté
--------------------------------------------------------------------------------------------------------

La thèse de l'incendie généralisée s'éloigne davantage.
Cela dit,intéressons-nous à d'autres témoins venus peu après le drame.

Le Commissaire de Police André Petit confirme:

"C'était une horreur gigantesque. Il n'y avait pas un corps intact.
Certains étaient coupés en deux".



Concernant l'église,Pierre Poitevin écrit:

"Des têtes se sont détachées des troncs,des bras,des jambes gisent çà et là,épars".
"Une main crispée pend après un ornement de fer tordu accroché au maître-autel"
(...) "un corps décapité est étendu en croix."




-----------------------------------------------------------------------------------------------------
Pierre Poitevin,

DANS L'ENFER D'ORADOUR 61

épargné personne.Toute la polpulation a péri.
Dans ce qui fut le sanctuaire,sous la voûte qui a résisté aux flammes,parmi les débris
de toutes sortes,dix,vingt,trente,cinquante cadavres à demi calcinés émergent
d'une couche d'ossements et de cendres.
Des têtes se sont détachées des troncs,des bras et des jambes gisent çà et là,épars.
Des lambeaux de chairs brûlées sont collés,agglutinés aux murs.
Une douzaine de petits crânes noircis dont,à l'intérieur,la matière cérébrale a gardé
une couleur jaunâtre,dorée,sont là,en chapelet,dans le chevet du chœur.
Une main crispée pend après un ornement de fer tordu accroché au maître-autel.
Et devant le bas-relief intact des disciples d'Emmaüs,un corps décapité est étendu en croix.
----------------------------------------------------------------------------------------------------

L'évêque de Limoges confirme:

"Nous pénétrons dans l'église (...);çà et là des morceaux de crânes,de jambes,
de bras,de thorax,un pied dans un soulier".


--------------------------------------------------------------------------------------------------------
" Déclaration de son Excellence Monseigneur Rastouil,évêque de Limoges"

ORADOUR-SUR-GLANE - CITE MARTYRE.


A 50 mètres de l'Eglise,sur la façade d'une maison incendiée,accrochés au mur brûlé,
une deuxième croix,en bois,reste debout,et dessus,Lui,toujours Lui,le Christ aux bras
étendus sur les ruines.C'est vrai cela,je l'ai vu et c'est bouleversant et consolant si le monde
sait répondre à l'appel du Christ.

Nous pénétrons dans l'Eglise,ruines,désolation,horreur,l'autel brisé,par endroits,
par les balles et les marteaux;le tabernacle enfoncé devant et derrière;la table
de communion arrachée et tordue,çà et là des morceaux de crânes,de jambes,de bras,
de thorax,un pied dans un soulier.
Les statues brisées gisant sur le sol;mais surprise encore et enseignement :
Face à l'autel,à gauche,deux statues sont absolument intactes;celle de Notre Dame
de Lourdes et à trois ou quatre mètres,celle de Bernadette,tournée vers Marie et en prières.
Et je me souviens que Notre Dame a été donnée
-------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ces témoignages confirment amplement nos constatations matérielles issues
des photographies. Mais il y a plus.
Un ingénieur de la S.N.C.F.,Jean Pallier,qui s'est rendu à Oradour le lendemain du drame,
a rédigé ce rapport:
------------------------------------------------------------------------------------------------------
Rapport de Jean Pallier/

COMPTE-RENDU DES EVENEMENTS D(ORADOUR-sur-GLANE

MISSION EFFECTUEE PAR UN INGENIEUR FRANCAIS les 9/10/11/12/13 JUIN 1944

Le 8 juin 1944,j'ai été désigné pour diriger une mission qui consiste à
---------------------------------------------------------------------------------------------------

------------------------------------------------------------------------------------------------------
et qui,par la suite,a attendu que l'incendie soit suffisamment violent pour sortir de la grange
sans être vu des Allemands.
Il ne semble pas que les femmes et les enfants aient subi le même sort puisque l'on a retrouvé
dans l'église des corps que la mort a surpris dans une attitude normale.
Il s'en suit que les femmes et les enfants ont dû,avant de mourir,assister au massacre
des hommes.
Il est inimaginable que des cerveaux humains aient pu concevoir une chose pareille.
Faissent la justice divine et celle des hommes châtier comme il convient pareil crime
et venger tous ceux qui,au nombre de plus de MILLE périrent de la plus abjecte barbarie.

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
---------------------------------------------------------------------------------------------------------
Dans son rapport,il écrit:

Il ne semble pas que les femmes et les enfants aient subi le même sort
(que les hommes qui ont été mitraillés puis brûlés) puisque l'on a retrouvé dans l'église
des corps que la mort a surpris dans une attitude normale."


Témoignage isolé ? Non.

L'homme qui commandait les équipes de la Croix Rouge chargées de déblayer les lieux
consigne dans son rapport:

"Dans l'église en partie détruite (...) Ce sont les restes des femmes et des enfants surpris
par la mort et brûlés sur place".




---------------------------------------------------------------------------------------------------------
Extrait de Pierre Poitevin, Dans l'Enfer d'Oradour (oct.1944),p.198.

LA CATASTROPHE D'ORADOUR-SUR-GLANE.

Par le Commandant G.Briand des Equipes d'urgence de la Croix-Rouge.


Quand j'entendis parler la première fois de la destruction d'Oradour-sur-Glane et du massacre
là un visage riant qui accentue le ton de l'émotion générale.
Le tramway stoppé et les équipes réparties,l'une au cimetière,l'autre aux issues du village
pour assurer le service d'ordre,je me dirige avec les trois autres vers l'église.
Cest là que devait nous être réservée l'impression la plus pénible et la plus forte.
Dans l'église en partie détruite,où le tabernacle est béant et les statues mutilées,un tapis
de cendres et d'ossements recouvre le sol.Ce sont les restes des femmes et des enfants
surpris par la mort et brûlés sur place.
On doit improviser des urbes funéraires avec tous les ustensiles qu'on trouve à portée
et recueillir pieusement ces restes pour les enterrer
--------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ces constats s'accordent avec la thèse d'une explosion soudaine qui aurait provoqué le passage,
dans la nef,d'une nuée ardente.
Les femmes et les enfants se trouvant sur son chemin ont été totalement surpris et certains
sont morts avant d'avoir pu esquisser un geste....

Suite,page suivante.... study

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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 11:47


Le témoin n° 1 : Marguerite Rouffanche.







- Ses premières déclarations connues.


D'après la thèse officielle,seule une femme parvint à échapper au massacre de l'église.
Il s'agit de Marguerite Rouffanche,née le 19 décembre 1897,46 ans au moment des faits.

Voici ses premières déclarations connues,telles quelles apparaissent dans le rapport
dressé par le commissaire Massiéra,des Renseignements généraux.
Celui-ci l'avait entendue peu après le drame,alors qu'elle était soignée à l'hôpital.




--------------------------------------------------------------------------------------------
Sténotypies du procès de Bordeaux
(version moderne dactylographiée par X.)
Audience du 23 janvier 1953.
(Hubert Massiéra : )


Je pourrais parler des événements qui se sont passés dans l'église.
J'ai entendu Mme Rouffanche,à l'hôpital de Limoges,j'ai été présenté à elle
par les médecins.
Cette femme était grièvement blessée et m'a fait sa déposition comme suit:
elle était chez elle,le jour de l'arrivée des allemands,avec son mari,son fils
et ses deux filles.
Ils ont été conduits sur le champ de foire et,
---------------------------------------------------------------------------------------

Ecoutons donc Mme Rouffanche:

" Pendant plus d'une heure,nous demeurâmes enfermées (dans l'église)
sans connaître le sort qui nous était réservé.
Ensuite,deux jeunes soldats âgés de 20 à 25 ans pénétrèrent dans l'église
et déposèrent en son centre une grande caisse entourée de ficelles;ils mirent le feu e
t aussitôt une épaisse fumée se répandit.
Des femmes et des enfants commencèrent à tomber sur le sol,notamment
dans la nef droite.
Pour éviter l'asphyxie,je me dirigeai vers la porte de la sacristie se trouvant à gauche
du maître-autel,et une fois que celle-ci fut ébranlée,puis ouverte sous nos coups,
j'entrai avec une trentaine de personnes dans la sacristie.Je m'assis sur les marches
de l'escalier et ma fille,qui était assise à mes côtés fut tuée par une balle provenant
de l'extérieur qui l'atteignit à la gorge.
J'entendis à plusieurs reprises des bruits de mitraillades dans l'église.
Je vis ensuite les Allemands jeter des chaises et des fagots sur les corps
qui jonchaient le sol dans la nef droite,à proximité de la porte de sortie,
et y mettre le feu.
Quelques instants après,les Allemands se dirigèrent vers la sacristie et nous
mitraillèrent à bout portant.
Je fermai les yeux et ne fis aucun mouvement afin de donner l'illusion de la mort
et je ne fus pas atteinte par les balles.
Dès que les soldats furent partis,je gagnai le chœur de l'église:là avisant un escabeau
situé derrière le maître-autel,je pus,grâce à lui,atteindre la fenêtre centrale de l'abside,
dont le grillage était en partie enlevé,et je me laissai tomber sur le sol d'une hauteur
de trois mètres environ sans m'occasionner aucune blessure.
Une jeune maman qui se trouvait encore dans l'église m'aperçut et me cria de saisir
son bébé;elle le jeta par la fenêtre que je venais de franchir,mais je ne pus l'atteindre;elle-même
se jeta ensuite sur le sol.
Les bruits de nos voix attirèrent l'attention des soldats allemands qui tirèrent sur nous;
j'avais précédé la jeune femme et je courais en passant derrière le presbytère
dans un jardin semé de petits pois,situé en contrebas de l'église,lorsque
je fus atteinte par quelques balles.
Sans un cri,je me laissai tomber sur le sol et je restai là jusqu'au lendemain
vers 17 heures,heure à laquelle il me fut possible d'appeler du secours".


-------------------------------------------------------------------------------------
Extrait du rapport du commissaire Massiéra.
---------------------------------------------------------------------------------------
(Rouffanche)

Témoignage de Mme RAUFANGE,née DUMONT,Marguerite,le 19-12-1897 à Limoges
(section de Landouge),qui a perdu dans la tuerie son mari,son fils et ses deux filles :
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- 6 -

Ensuite deux jeunes soldats âgés de 20 à 25 ans pénétrèrent dans l'église
et déposèrent en son centre une grande caisse entourée de ficelles;ils y mirent
le feu et aussitôt une épaisse fumée se répandit.
Des femmes et des enfants commencèrent à tomber sur le sol;notamment
dans la nef droite.

Pour éviter l'asphyxie,je me dirigeai vers la porte de la sacristie se trouvant à gauche
du maître-autel et une fois que celle-ci fut ébranlée,puis ouverte sous les coups,
j'entrai avec une trentaine de personnes dans la sacristie.Je m'assis sur les marches
de l'escalier et ma fille qui était également assise à mes côtés
fut tuée par une balle provenant de l'extérieur et qui l'atteignit à la gorge.
(Sur la façade de l'église,la fenêtre de la sacristie est entourée de points d'impact
qui indiquent que des coups de feu ont été tirés de l'extérieur dans la sacristie.)

J'entendis à plusieurs reprises des bruits de mitraillade dans l'église.
(De nombreuses douilles de cartouches furent trouvées dans l'église,ainsi que
des points d'impacts,notamment dans la première chapelle de la nef droite
où fut découvert le charnier.)

Je vis ensuite des allemands jeter des chaises et des fagots sur les corps qui
jonchaient le sol dans la nef droite,à proximité de la petite porte de sortie
et y mettre le feu.
(C'est dans cette partie de l'église que s'étendait un grand charnier constitué
par des cendres d'os,des lambeaux de chair calcinées,des ossements;d'après
les alliances,les bijoux et garnitures métalliques répandus en quantité importante
dans le charnier,on peut estimer à quelques centaines le nombre des victimes
qui trouvèrent la mort à cet endroit).

Quelques instants après,les allemands se dirigèrent vers la sacristie et nous
mitraillèrent à bout portant.
(Dans cette salle dont le plancher s'était effondré sous l'action du feu,une trentaine
de cadavres calcinés furent extraits des décombres par les équipes de déblaiement.)

Je fermais les yeux,je ne fis aucun mouvement afin de donner l'illusion de la mort
et je ne fus pas atteinte par les balles.Dès que les soldats furent partis,je gagnai
le chœur de l'église;là,avisant un escabeau situé derrière le maître-autel,
je pus grâce à lui atteindre la fenêtre centrale de l'abside dont le
--------------------------------------------------------------------------------------------

- 7 -

grillage était en partie enlevé et je me laissai tomber sur le sol d'un hauteur
de trois mètres environ sans m'occasionner de blessures.
Une jeune maman qui se trouvait encore dans l'église m'aperçut et me cria
de saisir son bébé;elle le jeta par la fenêtre que je venais de franchir,mais
je ne pus l'atteindre;elle-même se jeta ensuite sur le sol.

Les bruits de nos voix attirèrent l'attention des soldats allemands qui tirèrent sur nous;
j'avais précédé la jeune femme et je courais en passant derrière le presbytère
dans un jardin semé de petits pois,situé en contre-bas de l'église,lorsque
je fus atteinte par quelques balles.
Sans un cri,je me laissai tomber sur le sol et je restai là jusqu'au lendemain
vers 17 heures,heure à laquelle il me fut possible d'appeler du secours.
(La maman et le bébé sont tombés sous les balles;en effet,le cadavre du jeune bébé
a été découvert à proximité de l'édicule situé dans un jardin à droite et à quelques mètres
de l'église,il gisait la face contre terre,le crâne scalpé et ses jambes dévorées par
des animaux,mais son tronc était intact.
Il s'agissait du jeune YVERNAUD,âgé de 9 mois.Le cadavre de sa mère a été
découvert également dans le même jardin;elle a été enterrée par les Allemands
sous une légère couche de terre,son corps était intact,mais sa tête était broyée.
----------------------------------------------------------------------------------------

Dans son témoignage,jamais Mme Rouffanche ne parle d'une explosion.
Son récit contredit donc notre thèse,c'est indéniable.Mais quel crédit lui accorder ?

Commençons par nous intéresser au saut qu'aurait effectué Mme Rouffanche
afin de s'extraire de l'église.
Celui ou celle qui a visité les alentours de l'église et observé le vitrail par lequel
l'unique rescapée serait passée.Notez la hauteur...
Non seulement l'unique rescapée aurait chuté de 4 mètres, mais aurait dû se réceptionner
sur un plan fortement incliné....

-A supposer qu'elle ait atterri sur un plan incliné,elle se serait senti irrésistiblement
poussée et déséquilibrée vers l'avant.

- Cela s'explique très facilement si l'on prend en compte les forces mises en jeu
au moment de la réception.

- Leur résultante (assimilable à une force unique) pousse et désiquilibre la personne
vers l'avant.

Par conséquent,si cette femme de 46 ans,dont le physique n'a rien de sportif,avait sauté
par le vitrail et s'était réceptionnée sans se blesser elle serait tombée vers l'avant
et aurait dévalé le plan incliné avant de tombé 2 mètres 50 plus bas dans la rue.
Là où des Waffen-SS étaient postés.

Or,Mme Rouffange prétend que,malgré les tirs de ces SS qui l'atteignirent de plusieurs balles,
elle a pu s'enfuir et se réfugier dans le jardin du presbytère pour s'y cacher parmi des rangs
de petits pois.
Observez la hauteur du vitrail (ci-dessous)

http://www.oradour-souviens-toi.fr/



---------------------------------------------------------------------------------------------
de la fenêtre me tendait son bébé.Elle se laissa choir près de moi.Les Allemands
alertés par les cris de l'enfant,nous mitraillèrent.Ma compagne et le poupon furent tués.
Je fus moi-même blessée en gagnant un jardin voisin.Dissimulée parmi des rangs
de petits pois,j'attendis dans l'angoisse qu'on vienne à mon secours.
Je ne fus délivrée que le lendemain vers 17 heures.


Guy Pauchou & Pierre Masfrand

Oradour-sur-Glane,vision d'épouvante

Extrait du témoignage de Mme Rouffange
p.55


------------------------------------------------------------------------------------------

C'est donc que sa chute avait été stoppée au niveau du petit parapet.
Voir le croquis joint au rapport du commissaire Massiéra.
On y voit l'itinéraire de Mme Rouffange qui est indiqué par une flèche.
On voit nettement que l'unique rescapée n'est pas tombée sur la route,donc
que sa chute a été interrompue sur le plan incliné ou au dernier moment
sur le parapet.Comment ?

En 1952,une auteure qui avait enquêté sur l'affaire révéla que Marguerite Rouffange
elle-même ne pouvait expliquer comment elle avait pu arrêter sa chute et fuir
le long de la corniche:

" La pauvre Marguerite ne le sait pas"
(Voy.Camille Mayran,
Larmes et Lumières à Oradour, éd.Plon,1952).

------------------------------------------------------------------------------------------
Quelle force avait poussé,soulevé Marguerite jusqu'à cette fenêtre du chœur de l'église
d'où elle s'était jetée ?
Comment tombant de la fenêtre sur l'étroite corniche sans parapet qui contourne l'abside
n'était-elle pas tombée encore de cette corniche jusqu'à le route ?
On s'en rend compte en examinant l'endroit: elle devait tomber sur la route d'une chute
qui pouvait être mortelle,qui l'eût livrée en rous cas au révolver d'un SS.
Comment avait-elle pu de la corniche,se relever,courir

224 LARMES ET LUMIERE A ORADOUR

sous les balles,disparaître aux yeux de ceux qui,la visant,l'avaient touchée cinq fois ?
Ses filles étaient mortes et elle respirait.La force aveugle et souveraine qui appelle l'air,qui,
dans toute poitrine,veut
----------------------------------------------------------------------------------------

Le 6 août 1990,Vincent Reynouard a posé la question au survivant Robert Hébras.
Voici les notes originales de V.R,les rares qui aient échappé aux saisies commandées
par les autorités françaises en 2001.


(Robert Hébras)

--------------------------------------------------------------------------------------
Notes originales de V.Reynouard
Rencontre avec Robert Hébras.6 août 1990.
(1)

06/08/90

Je parle avec R.Hébras

. Plan de sa Fuite

1) Va ds grange,voit au Fond (Poularaud (?),

-------------------------------------------------------------------------------------
3)

Rouffanche

- blessée de 3 balles à la hanche...

Marguerite Rouffanche saute,elle est touchée et tombe dans les ronces hautes
de 1 mètre.

- M.R saute,elle est touchée et tombe ds les ronces de + 1 m
(1)

- Mme M jette son bébé qui tombe ds les ronces,elle saute et reprend bébé,
fuit vers presbytère et est tuée par les SS ds jardin du prèbytère -

- M.R reprend connaissance à la nuit et se traine jusqu'au presbythèse-


Marguerite Rouffanche reprend connaissance à la nuit et se traine jusqu'au presbytère.
------------------------------------------------------------------------------------------

Devant V.Reynouard,Robert Hébras invoqua l'existence,sous le vitrail,de ronces
de plus d'un mètre de haut.L'unique rescapée de l'église aurait chuté dans ce roncier
qui aurait stoppé sa chute.
Blessée,elle se serait évanouie et n'aurait repris conscience que le soir.
L'ennui est que cette explication contredit le témoignage de Mme Rouffanche elle-même.
Me dira-t-on que le commissaire Massiéra n'a pas bien retranscrit ses paroles ?

Je répondrai en invoquant le témoignage "officiel" de l'unique rescapée de l'église
(sur lequel je reviendrai),daté du 30 novembre 1944.On lit:

" Le vitrail étant brisé,je me suis précipitée par l'ouverture qui s'offrait à moi.
J'ai fait un saut de plus de trois mètres,puis je me suis enfuie jusqu'au jardin du presbytère.
Ayant levé les yeux,je me suis aperçue que j'avais été suivie dans mon escalade par
une femme qui,du haut de la fenêtre,me tendait son bébé.Elle se laissa choir près de moi.
Les Allemands alertés par les cris de l'enfant nous mitraillèrent.Ma compagne et le poupon furent tués.
Je fus,moi-même,blessée en gagnant un jardin voisant."


Jamais,donc,Mme Rouffanche n'a prétendu être tombée dans un roncier où elle se serait évanouie.
Les allégations de Robert Hébras pour tenter d'expliquer l'arrêt de la chute étaient donc mensongères...
Mais ce n'était pas fini.

-----------------------------------------------------------------------------------------
Guy Pauchou & Pierre Masfrand

Oradour-sur-Glane,vision d'épouvante(éd.1966)
Témoignage "officiel" de Mme Rouffanche.


- 55 -

et à l'aide d'un escabeau qui servait à allumer les cierges,je tentai de l'atteindre.
Je ne sais alors comment j'ai fait,mais mes forces étaient décuplées.
Je me suis hissée jusqu'à elle,comme j'ai pu.
Le vitrail étant brisé,je me suis précipitée par l'ouverture qui s'offrait à moi.
J'ai fait un saut de plus de trois mètres.
Ayant levé les yeux,je me suis aperçue que j'avais été suivie dans mon escalade
par une femme qui,du haut de la fenêtre me tendait son bébé.Elle se laissa choir près
de moi.Les Allemands alertés par les cris de l'enfant,nous mitraillèrent.
Ma compagne et le poupon furent tués.
Je fus moi-même blessée en gagnant un jardin voisin.
Dissimulée parmi des rangs de petits pois.
J'attendis dans l'angoisse qu'on vienne à mon secours.
Je ne fus délivrée que le lendemain vers 17 heures."
Mme Rouffranche étant,ainsi que nous l'avons dit,la
--------------------------------------------------------------------------------------



Suite,page suivante.... study

_________________
 

L'autre Histoire :
"qui n'entend qu'un son, n'entend qu'une cloche."

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http://robertfaurisson.blogspot.it/2014/12/une-grande-dame-allemande-ouvre-la.html
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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 11:47

Voyons maintenant le discours qu'en 2006,le guide débitait aux visiteurs:




"Alors une dame a quand même pu échapper à ce massacre.On l'a découvert tout à l'heure
(dans le cadre de la visite),c'était Marguerite Rouffanche.
Donc elle au moment de l'attaque elle avait quarante-six ans.
Lorsque les premières balles sont tirées dans l'église,elle se trouve à côté de l'autel.
Elle réussit à ce moment-là à passer derrière l'autel,où elle trouve un petit escabeau,
normalement qui sert à allumer les cierges dans l'église.Elle monte sur l'escabeau
qui lui permet ensuite d'escalader l'autel pour passer par le vitrail central...qui a éclaté.
C'est par là qu'elle s'échappe.Alors,lorsqu'elle commence à s'évader,une jeune femme la suit,
une femme qui porte avec elle un petit bébé.Eh bien,ils vont essayer de s'échapper tous les trois.
Madame Rouffanche prend l'enfant que la jeune femme lui tend.Mais à ce moment-là,lui,
il a peur et se met à pleurer.Et c'est cela qui alerte les soldats qui,eux,étaient derrière ce mur.
Eux ne voyaient pas du tout ce qui se passait à ce moment-là au niveau des vitraux.
Parce que derrière ce mur,en 1944,vous aviez un énorme buisson qui maintenant a disparu.
Un buisson qui était très haut,très touffu,et qui cachait complètement la vue au niveau
de ces vitraux.
Voilà pourquoi ils n'ont tiré,ces soldats,que quand ils ont entendu les cris du bébé qui lui,
à ce moment-là,a eu peur.
Ainsi,ils touchent mortellement la jeune femme et son bébé,tandis que Mme Rouffanche
elle aussi est touchée,et au bras,et à la hanche.Et là,elle tombe de l'autre côté,à l'extérieur
de l'église,entre le mur et le buisson.Là elle fait une chute très importante,d'à peu près trois,quatre mètres...
ça équivaut à peu près à cette hauteur-là.Et derrière vous avez un très gros dénivelé.
Elle est très durement touchée si bien que quand elle touche le sol,elle perd connaissance.
Les soldats voient très bien qu'elle ne réagit plus,ils la croient morte,ils la laissent comme ça.
Quelques instants plus tard,on ne sait pas au bout de combien de temps....c'est elle qui
le racontera,elle n'avait plus du tout de notion du temps à ce moment-là,elle reprend
ses esprits et elle va finalement décider de se cacher dans le presbytère qui est derrière."
(1).

Cette fois,il n'est plus question d'un roncier haut de 1 mètre,mais d'un buisson très touffu
et très grand (plus de 4 mètres) puisqu'il masquait la vue au niveau du vitrail central.

Or,non seulement Mme Rouffanche n'en avait jamais parlé,mais il suffit d'examiner la fine
couche de terre herbue sur le plan incliné pour comprendre qu'aucun énorme buisson
n'aurait pu prendre racine là.

Dans son ouvrage,Pierre Poitevin publie une photo prise peu après le drame.
Là encore,aucun buisson n'est visible.

Ces pitoyables tentatives de sauver le témoignage de Marguerite Rouffanche en invoquant l'existence
d'un roncier puis d'un énorme buisson sont autant d'aveux:

- aveux que le récit de l'unique rescapée est de la plus haute fantaisie.

Par conséquent,les gardiens de la mémoire n'ont plus qu'une possibilité:

- cacher ce saut impossible.
Je rappelle que dans son témoignage officiel,Mme Rouffanche précise avait fait
un "saut de plus de trois mètres".(voir ci-dessous):
--------------------------------------------------------------------------------------------

Oradour-sur-Glane,vision d'épouvante(éd.1966)
Témoignage "officiel" de Mme Rouffanche.


- 55 -

et à l'aide d'un escabeau qui servait à allumer les cierges,je tentai de l'atteindre.
Je ne sais alors comment j'ai fait,mais mes forces étaient décuplées.
Je me suis hissée jusqu'à elle,comme j'ai pu.
Le vitrail étant brisé,je me suis précipitée par l'ouverture qui s'offrait à moi.
J'ai fait un saut de plus de trois mètres.
Ayant levé les yeux,je me suis aperçue que j'avais été suivie dans mon escalade
par une femme qui, du haut de la fenêtre me tendait son bébé.
Elle se laissa choir près de moi.Les Allemands alertés
par les cris de l'enfant,nous mitraillèrent.Ma compagne et le poupon furent tués.
Je fus moi-même blessée en gagnant un jardin voisin.
Dissimulée parmi des rangs de petits pois.
J'attendis dans l'angoisse qu'on vienne à mon secours.
Je ne fus délivrée que le lendemain vers 17 heures."
Mme Rouffranche étant,ainsi que nous l'avons dit,la
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Jean-Jacques Fouché, Oradour (éd.Liana Levi).
Extrait du témoignage de Mme Rouffange :


bancs et les chaises de l'église pour y mettre le feu.Lorsque j'ai aperçu les flammes,
j'ai quitté la sacristie pour m'abriter derière le saint autel.J'y ai remarqué l'escabeau
servant à l'office sur lequel je suis montée pour atteindre l'une des fenêtres,
celle de gauche,d'où je me suis jeté dehors (...).
Une voisine,(...) mère d'un petit bébé de sept mois m'a suivie par la fenêtre.
Elle m'avait passé son enfant,mais je n'ai pu le saisir à temps et,entendant les balles
crépiter autour de moi,je me suis relevée pour me réfugier dans le jardin (...)
J'ai été mitraillée et blessée de cinq balles aux jambes et à l'épaule (63)
Récits des WaffenSS:
-------------------------------------------------------------------------------------------

Eh bien ! Dans son ouvrage paru en 2001,le concepteur du Centre
de la Mémoire d'Oradour publie une version plus ancienne du témoignage,
une version très similaire toutefois.
Mais il prend soin de couper le passage où l'unique rescapée précise la hauteur
de son saut.
Pourtant,il ne s'agit que d'une petite phrase de dix mots
( "J'ai fait un saut de plus de 3 mètres").
Sa coupure ne s'imposait donc pas,sauf à vouloir cacher au lecteur la hauteur de la chute
afin qu'il ne se pose pas de question sur ce saut incroyable pour une femme de 46 ans.

Là encore,ce tour de passe-passe est un aveu.
Les gardiens de la mémoire sont incapables de sauver le récit de l'unique rescapée de l'église....


Un témoignage qui n'explique rien.


Allons plus loin et oublions ce saut impossible.
Oui,attachons-nous à la partie précédente de ce témoignage,lorsqu'il est question des faits
survenus dans l'église.
Le récit s'attache à expliquer la destruction de la chapelle sainte Anne,que Mme Rouffanche
appelle la "nef droite".Il confirme en outre que des événements violents sont survenus
dans la sacristie,détruite elle aussi.Ce sont les SS,nous dit-elle,qui ont mitraillé les gens
puis brûlé les corps.Seulement voilà.

Considérons le grand bûcher que,d'après Mme Rouffanche,les Allemands auraient allumé
dans la chapelle sainte Anne. Soit il reste circonscrit,soit il va se propager.
S'il reste circonscrit,comment expliquer toutes les autres destructions,qui s'étendent
du sous-sol de la sacristie aux toitures de l'édifice ?


Maintenant,supposons logiquement que l'incendie se soit propagé dans la nef
(grâce aux chaises et aux bancs en bois) puis,de là,dans le chœur,la sacristie,le clocher
et les combes.
On obtient donc l'embrasement général de la thèse officielle.
Mais alors,comment expliquer la préservation des chapelles dédiées à saint Joseph
et à la Sainte Vierge ?

En 2006,les autorités d'Oradour,qui connaissaient les arguments révisionnistes,
répondaient ainsi par la voix du guide:

"Alors,vous pouvez quand même remarquer que dans l'autre aile,en face de vous,
se trouve encore du mobilier en bois.Ce mobilier,il n'a pas été rajouté.
Il était déjà présent lors de l'attaque.Alors lui il n'a pas brûlé,simplement parce que par là-bas,
on a retrouvé très peu de victimes,donc il y avait trop de flammes,et en plus,l'oxygène
qui arrivait par les deux vitraux, (il) était complètement happé par le brasier qui se trouvait ici.
Si bien que là-bas,c'était surtout une atmosphère extrêmement chaude qui régnait.(...)
un petit garçon s'était réfugié dans le confessionnal,et lui il a été retrouvé mort
complètement desséché.


L'explication est donc la suivante:

- dans la chapelle de la Vierge,le mobilier en bois,et plus particulièrement le confessionnal,
est resté intact parce que,suite à un manque d'oxygène,le feu n'a pas pris là.
Il n'y avait que des gaz de combustion extrêmement chauds.

Or,en cas d'incendie,l'énergie calorifique (la chaleur, donc),se transmet non seulement
par l'air chaud (phénomène de convection),mais aussi par ondes électromagnétiques (phénomène de rayonnement).

Et lorsque l'incendie s'embrase,le rayonnement devient le principal mode de transport
de la chaleur.
L'énergie rayonnante est proportionnelle à la puissance 4 de la température.
Ce fait est capital pour la raison suivante:

- Considérons un objet situé non loin d'un foyer d'incendie.
Au début,l'incendie étant petit,on peut dire que le faible rayonnement ne touche pas l'objet.

- Mais ensuite,l'incendie gagne en intensité.
Le rayonnement augmente et frappe l'objet qui chauffe pour atteindre petit à petit
son point d'ignition.

- Une fois ce point atteint,l'objet s'enflamme alors à son tour,sans avoir été touché
par les flammes
.

- Dans son article,Gilles Leduc rapporte que par rayonnement,une maison en flammes
a provoqué l'embrasement d'une autre bâtisse située à 300 m et séparée par une rivière.


------------------------------------------------------------------------------------------------
Extrait de : "Chimiste",vol 5, n°7,1 avril 1991
Art.de Gilles Leduc," Il n'y a pas de fumée sans feu"


Le rayonnement est un mode de transport de la chaleur très important;
il explique un grand nombre des phénomènes qu'on trouve sur une scène d'incendie.
Il peut être la cause d'un incendie également.
Le rayonnement s'explique par le transport de la chaleur à l'aide
du rayonnement électromagnétique
(particulièrement dans le domaine de l'infra-rouge).
Alors que la convection permet le transport de la chaleur surtout vers le haut,
le rayonnement se fait dans toutes les directions.Lorsque débute un incendie
le dégagement d'énergie est faible et c'est surtout la convection qui explique
les dommages et c'est ce qui nous permet d'identifier l'origine.
Lorsque le phénomène de dégagement de la chaleur s'accentue et que la pièce
où débute l'incendie s'embrase (c'est-à-dire que l'ensemble des matériaux
prennent subitement feu,phénomène qui s'accompagne souvent de l'ouverture
subite d'orifices sur l'extérieur avec un bruit pouvant s'apparenter à une explosion),
le principal mode de transport de la chaleur devient le rayonnement;
il sera alors beaucoup plus difficile de préciser l'origine de l'incendie dans la pièce.
Le rayonnement a permis l'allumage d'un édifice situé à plus de cent pieds
d'un autre en feu situé sur l'autre rive d'une rivière.

Le rayonnement d'un poêle à bois peut également provoquer l'allumage de matériaux combustibles situés à proximité.
Le rayonnement est souvent un phénomène dont on oublie l'importance
et dont il faut se méfier dans l'examen d'une scène d'incendie

et dans l'installation d'équipements de chauffage.

La chute de matériaux en flammes peut également expliquer la propagation
d'un incendie vers le bas.
On constate souvent ce phénomène et il faut éviter de conclure à plusieurs
foyers distincts d'incendie si des chutes de matériaux sont possibles.
-------------------------------------------------------------------------------------------

Par conséquent,même à supposer que les flammes se soient directement échappées
par les vitraux de la façade est et par le clocher (effet de cheminée),donc
qu'elles n'aient pas atteint les chapelles dédiées à saint Joseph et à la Sainte Vierge...

...le rayonnement intense,aurait suffi pour porter les différents objets en bois
à leur point d'ignition.
Quant à affirmer que l'oxygène aurait manqué,car il aurait été directement happé
par le brasier,c'est une absurdité.

L'oxygène n'est pas comme un client lui faisant signe sur le bord du trottoit.
Les lois de la physique sont autres.Et puis,il ne faut pas oublier l'oxygène resté
au niveau du sol;il aurait suffi à provoquer l'embrasement.

Allons plus loin.Ignorons le rayonnement et admettons que,passant par l'oculus
de la voûte du clocher,l'incendie se soit propagé dans le clocher en préservant
les deux chapelles latérales.

Tout cela n'explique:

- ni la façon dont les cloches ont fondu partiellement,

- ni la préservation de la fine sphère de laiton sous la croix faitière,

- ni,surtout,l'état des cadavres de femmes et d'enfants.

Le témoignage de Mme Rouffanche qui ne parle pas d'explosion ne permet donc
pas d'expliquer les constatations faites dans l'église.
Quelle que soit l'hypothèse prise (feu local ou incendie généralisé),on aboutit
à une impasse.
Le silence de la rescapée est d'autant plus étonnant que d'autres survivants
ont parlé d'une détonation.



1 Le discours du guide a été filmé en 2006 par notre ami François Dop.
Nous tenons à la disposition de la Justice le DVD réalisé le 12 décembre 2006 à la FNAC
à partir du film original pris avec un caméscope.


Suite,page suivante.... study

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L'autre Histoire :
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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 11:47


La volte-face de Mme Rouffanche.





Dans l'un des premiers livres parus sur la question,on trouve le récit d'un des rescapés,
Robert Hébras.Avec d'autres,il a été parqué dans la grange Laudy.
Quelques SS les surveillent.
Il raconte: "J'entendis alors une violente détonation venant du bourg.
On eût dit l'explosion d'une bombe".


------------------------------------------------------------------------------------------------------
Je viens d'entendre qu'on ordonne d'armer fusils,mitraillettes et revolvers. p.202
J'entendis alors une violente détonation venant du bourg. On eût dit l'explosion d'une bombe.
Les SS. ouvrirent alors le feu sur nous avec toutes leurs armes pendant une demi-minute environ.
Beaucoup furent touchés aux jambes.Les Allemands marchèrent alors sur les cadavres,
achevant à coups de revolver tous ceux qui remuaient encore.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------



(P.Poitevin,Dans l'Enfer d'Oradour (1944),p.202)

Reprenons le rapport des Renseignements généraux.Voici ce que racontent Jacques Garraud
et Robert Besson,qui s'étaient cachés l'après-midi du drame:

Vers seize heures,nous perçûmes des cris provenant de la direction de l'église qui furent
suivis immédiatement après une forte détonation,paraissant provenir de la déglagration
d'une grenade ou d'une explosion.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------
Récit de M.M.GARRAUD,Jacques,âgé de 22 ans,et de BESSON,Robert,âgé de 26 ans,
qui habitaient deux maisons contigües,situées rue du Cimetière,face au champ de
Foire;M.GARRAUD a perdu sa tante et M.BESSON ses parents dans le drame.

A 14h 10 précises,le 10 juin,nous avons vu cinq automitrailleuses allemandes se diriger
à vive allure (illisible)

Vers 16 heures,nous perçûmes des cris provenant de la direction de l'église,qui furent suivis
immédiatement après d'une forte détonation,paraissant provenir de la déflagration
d'une grenade ou d'une explosion.
(D'après l'enquête,cette détonation paraît avoir été le signal au commencement
des exécutions massives.)

---------------------------------------------------------------------------------------------------------

De son côté,une autre rescapée,qui s'était cachée elle aussi,déclare:

"Un bruit épouvantable éclate dans la direction de l'église qui était à quelques dizaines
de mètres de nous.
Détonations sur détonations se succèdent,suivies d'une immense clameur et de cris effrayants."




----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Guy Pauchou & Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, Vision d'épouvante (éd.de 1966)

- 61 -

qu'à deux kilomètres d'Oradour,des habitants ont perçu les clameurs qui s'élevaient
du lieu saint.
Me Lang fait à ce sujet le récit suivant :"Un bruit épouvantable éclate dans la direction
de l'église qui était à quelques dizaines de mètres de nous.
Détonations sur détonations se succèdent,suivies d'une immense clameur et de cris effrayants.
Les mitrailleuses crépitent.Un nuage de fumée s'élève.Toujours des clameurs ! Nous
-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Un autre survivant,Aimé Renaud,confirme ce récit:

"La seule plainte que j'ai entendue
,dit-il,c'est quand l'église a sauté.
J'étais à 40 mètres de l'église à ce moment-là"


Le Président du tribunal chargé de juger les anciens Waffen-SS l'interrompit et lui demande:

"Qu'avez-vous entendu ? Une explosion dites-vous ?"


Le témoin confirme: "Une grosse explosion,une fumée se dégageant de l'église,
un cri d'ensemble à ce moment de toutes les femmes et des enfants qui étaient dedans".

(Voy.Procès de Bordeaux,23 janvier 1953,déposition de Aimé Renaud)

Interrogé quelques minutes après le Commissaire du gouvernement,Aimé Renaud ajoute
qu'il avait entendu "plusieurs explosions".

On ne saurait être plus clair:

- l'église avait été le siège de violents éclatements qui étaient à l'origine du drame horrible
vécu par les femmes et les enfants.
(Voy.Procès de Bordeaux,23 janvier 1953,déposition de Aimé Renaud)

Malgré cela,en ce mois de juin 1944,Mme Rouffanche déclare que nulle explosion n'est
survenue dans l'église.Même à cette mystérieuse "caisse" qu'auraient apportée des Waffen-SS ?
Oui,même d'elle.
Interrogée par Pierre Poitevin,l'unique rescapée de l'église raconte:

" C'était une caisse du volume et de la hauteur de ma table de nuit.
Personne ne voulut s'en approcher, mais elle n'explosa pas.


-------------------------------------------------------------------------------------------------------
(P.Poitevin,Dans l'Enfer d'Oradour (1944),p.92)

Mais sa mémoire reste fidèle.
"Voyez-vous,c'est un si grand cauchemar pour moi que toutes ces choses..."
Mme Rouffanche m'indique les proportions de l'engin qui cracha ses fumées noires,
asphyxiantes:
" C'était une caisse du volume et de la hauteur de ma table de nuit.
Personne ne voulut s'en approcher, mais elle n'explosa pas."
Lorsque Mme Rouffanche fut dans la sacristie avec ses deux filles,Mlle Andrée Rouf-
--------------------------------------------------------------------------------------------------------

L'ennui,nous l'avons vu,est que son récit n'explique :

- ni les dégâts constatés dans l'église,

- ni l'état des corps des femmes et des enfants retirés du lieu saint.
De plus,d'autres témoins ont parlé d'explosions.
Alors,ce qui doit arriver arrive:

Le 16 octobre 1944,Mme Rouffanche change sa version.
La "caisse",qu'elle appelle désormais "boîte",a été le siège d'une "petite détonation"
avant de dégager de la fumée.
Mais c'est encore trop timide.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------
garnie de ficelles blanches qui dépassaient de l'emballage.
Je l'ai vus,cette boîte,non loin de moi,et j'ai vu les deux Allemands l'ouvrir.
C'est en l'ouvrant que j'ai constaté qu'elle était garnie de ficelles blanches.Aussitôt après,
les Allemands sont ressortis sans nous adresser la moindre parole et sans avoir l'air
de se préoccuper de nous.Je me suis alors imaginée qu'on allait faire sauter l'église
et nous autres avec.Cependant tout le monde est resté calme.
Quelques instants après,une petite détonation est partie de la boîte et aussitôt
une fumée noire,âcre et piquante s'en est dégagée,remplissant toute l'église.
Cette fumée était
-------------------------------------------------------------------------------------------------------

Jean-Jacques Fouché, Oradour (éd.Liana Levi,2001). P.160



Déposition de Mme Rouffanche,16 novembre 1944
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Alors,deux semaines plus tard,Mme Rouffanche est appelée à répéter son récit.
Et cette fois,la caisse devient le siège d'une "forte explosion".
Un virage à 180 degrés,donc,en cinq mois.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Guy Pauchou & Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, Vision d'épouvante
(éd.de 1966),p.54



"Entassés dans le lieu saint,nous attendîmes de plus en plus inquiets la fin des préparatifs auxquels nous assistions.
"Vers 16 heures,des soldats,âgés d'une vingtaine d'années,placèrent dans la nef,
près du chœur,une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassaient des cordons
qu'ils laissèrent traîner au sol.
"Ces cordons ayant été allumés,le feu fut communiqué à l'engin dans lequel
une forte explosion soudain se produisit et d'où une épaisse fumée noire et suffocante
se dégagea.
Les femmes et les enfants,à demi asphyxiés et urlant de frayeur,affluèrent vers les parties
de l'église où l'air était encore respirable.C'est ainsi que la porte de la sacristie fut enfoncée
sous la
----------------------------------------------------------------------------------------------------

Mais qu'importe:

- c'est ce témoignage qui deviendra le témoignage officiel de l'unique rescapée de l'église,
donc le seul diffusé dans l'abondante littérature (au moins jusqu'en 2001).
Le grand public ne sera donc jamais informé des graves contradictions du témoin unique
du drame de l'église.

------------------------------------------------------------------------------------------------------

LE DOSSIER D'ORADOUR-SUR-GLANE
Extrait de : Crimes ennemis en France"
vol I :"Oradour-sur-Glane"
Archives du Service de recherche des crimes de guerre ennemis

Liste des pièces classées au dossier: Office Français d'Edition 1947

----------------------------------------------------------------------------------------------------
N° -------- DATE DU DOCUMENT -----------ORIGINE --------------- REFERENCE
------------------------------------------------------------------------------------------------------

1

-- Saint-Junien,septembre,1er octobre 1944 ----

Gendarmerie Nationale,---Procès-verbal relatant
XIIè Légion,Compagnie de la Haute-Vienne ,Section de Rochechouart
des renseignements sur les atrocités allemandes,commises à Oradour-sur-Glane,
Brigade de Saint-Junien le 10 juin 1944.
---- -------------------------------------------------------------------------------------------------
2 Signature légalisée le 30 novembre 1944,
à Oradour-sur-Glane.

Mme Rouffanche,née Thurmeaux,Marguerit,le 19 décembre 1897,à Limoges.

Témoignage recueilli par M.Guy Pauchou,Sous-Préfet de Rochechouart.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------


En vérité,Mme Rouffanche n'a fait que mettre son récit en accord avec ce texte ci-dessous,
daté du du 15 juin 1944 et diffusé quelques semaines après le drame dans l'organe clandestin

Témoignage Chrétien.

-------------------------------------------------------------------------------------------
COMPTE RENDU DES EVENEMENTS QUI SE SONT DEROULES LE
SAMEDI 10 JUIN 1944 à Oradour-sur-Glane -Hte Vienne).

-----------------------------------------------------------------------------------------------

Le samedi 10 juin 1944 à 13 h.30,plusieurs camions allemands transportant
un certain nombre de SS,appartenant à la division "der Führer" firent irruption
dans le gros bourg d'Oradour-sur-Glane,à 21 km.N.O de Limoges.
Un officier se présente à la Mairie et intime au Maire l'ordre de rassembler
toute la population sur le champ de foire.
L'ordre fût aussitôt transmis aux habitants par le tambour de ville.

Hommes,femmes,enfants surpris au milieu de leurs paisibles
occupations quotidiennes,s'amassèrent alors au lieu de rassemblement
pressés avec brutalité par les soldats qui patrouillaient dans les rues,
-----------------------------------------------------------------------------------------------

COURRIER FRANCAIS DU TEMOIGNAGE CHRETIEN
LIEN DU FRONT DE RESISTANCE SPIRITUELLE N° 12
---------------------------------------------------------------------------------------------
CHRONIQUE DU TERRORISME HITLERIEN EN FRANCE

ORADOUR sur GLANE

-----------------------------------------------------------------------------------------------
se ceux qui s'étaient déclarés habitants d'Oradour et enjoignant aux autres
de s'en retourner.
Peu après,les SS.commencèrent à mettre le feu au village.
Une heure après son dépôt,la caisse déposée dans l'Eglise fit explosion,
incendiant l'édifice qui se mit à brûler de toutes parts.
On ne sait exactement comment s'est déroulé cette heure atroce
et les moments qui suivirent pour ces malheureux enfermés dans l'Eglise,
mais des habitants des hameaux voisins nous ont déclaré que pendant
très longtemps,l'air avait retenti d'horribles clameurs.

Le village entier ne fut bientôt plus qu'un immense brasier au
----------------------------------------------------------------------------------------------



...avant d'être publié sous la forme d'une brochure peu après la "Libération".

On lit :

Une heure après son dépôt,la caisse déposée dans l'église fit explosion,
incendiant l'édifice qui se mit à brûler de toutes parts.


Voilà donc l'explosion et,subsidiairement,l'incendie mis sur le compte des Waffen-SS.
Seulement,une première question se pose:


Suite,page suivante..... study

_________________
 

L'autre Histoire :
"qui n'entend qu'un son, n'entend qu'une cloche."

http://sansconcessiontv.org/

http://robertfaurisson.blogspot.it/2014/12/une-grande-dame-allemande-ouvre-la.html
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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 11:47


Une explosion non imputable aux Waffen-SS.


Pourquoi,immédiatement après le drame,Mme Rouffanche
(ou,plus exactement ceux qui la téléguidaient)
cachèrent-ils l'explosion survenue dans l'église ?

La réponse s'impose:

- s'ils l'ont cachée,c'est qu'en vérité,cette explosion n'était pas imputable aux Waffen-SS.
Son origine était ailleurs,et cette origine était si gênante qu'il fallait impérativement l'occulter.
Afin de confirmer cette dernière allégation,admettons un instant l'hypothèse d'une caisse
qui explose,provoquant un incendie.

D'après Mme Rouffanche,cette caisse aurait été posée "dans la nef,près du chœur".

--------------------------------------------------------------------------------------------
"Entassés dans le lieu saint,nous attendîmes,de plus en plus inquiets,la fin des préparatifs
auxquels nous assistions.
"Vers 16 heures,des soldats âgés d'une vingtaine d'années placèrent
dans la nef près du choeur,
une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassaient des cordons qu'ils laissèrent traîner sur le sol.
"Ces cordons ayant été allumés,le feu fut communiqué à l'en-
---------------------------------------------------------------------------------------------

1) La "caisse" est donc posée vers le haut de l'église.

2) Elle explose....

3) ...provoquant rapidement un incendie.

4) L'incendie s'intensifie et se met à rayonner fortement.

5) Cela va provoquer un embrasement général de la nef et des chapelles latérales.

Les auteurs du texte faisaient donc preuve de bon sens quand ils affirmaient qu'une fois incendié,
l'édifice s'était lis "à brûler de toutes parts".

Mais là encore,c'est contradictoire avec les constatations matérielles faites dans l'église.
Les chapelles dédiées à la Sainte Vierge et à saint Joseph ont été épargnés.

Ajoutons à cela que même si cet incendie parti de la caisse avait pu se communiquer au clocher,
cela n'expliquerait :

- ni la fusion partielle des cloches,

- ni la préservation de la fine sphère de la croix faitière,

- ni l'absence de suie au niveau des ouvertures,

- ni la disparition des toitures.

Bref,qu'elle explose ou qu'elle n'explose pas,la mystérieuse "caisse"
ne permet pas d'expliquer quoi que ce soit.

Lors de notre analyse,nous avons conclu que plusieurs explosions avaient secoué l'église
au niveau des combles.Sur la multiplicité des explosions,deux témoins connus nous
ont donné raison:

- Monsieur Renaud qui avait entendu "plusieurs explosions".
(ci-dessous:extrait de son témoignage au Procès de Bordeaux,23 janvier 1953)
-------------------------------------------------------------------------------------------
- Oui,certainement. Il y a eu tellement d'explosions...

Le Président : Vous dites quelque chose d'intéressant.Vous dites qu'il y a eu beaucoup d'explosions..

- Oui,plusieurs explosions.




Procès de Bordeaux,23 janvier 1953,déposition de Aimé Renaud.


--------------------------------------------------------------------------------------------


- et surtout Madame Lang,qui déclara nettement :

"Détonations sur détonations se succèdent,suivies d'une immense clameur et de cris effrayants"
(extrait de sa déclaration citée dans le livre de Guy Pauchou et Pierre Masfrand (ci-dessous).





---------------------------------------------------------------------------------------------------
Guy Pauchou & Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, Vision d'épouvante
(éd.de 1966)


- 61 -

qu'à deux kilomètres d'Oradour,des habitants ont perçu les clameurs qui s'élevaient
du lieu saint. Mme Lang fait à ce sujet le récit suivant :
"Un bruit épouvantable éclate dans la direction de l'église qui était à quelques dizaines
de mètres de nous.
Détonations sur détonations se succèdent,suivies d'une immense clameur et de cris effrayants
.
Les mitrailleuses crépitent.Un nuage de fumée s'élève.Toujours des clameurs ! Nous
-------------------------------------------------------------------------------------------------

La mystérieuse "caisse" ne pouvant être rendue responsable de tout cela,
la thèse la plus vraisemblable est celle de fortes explosions qui seraient
survenues très rapidement les unes après les autres sous les combles,s
uite à une réaction en chaîne.
Encore une fois,si ces explosions avaient été imputables aux Waffen-SS,:

- la thèse officielle ne les aurait pas cachées au grand public;


- elle n'aurait pas non plus tenté de les leur imputer en invoquant cette mystérieuse "caisse"
dont on n'a jamais pu savoir ni d'où elle provenait,ni ce qu'elle contenait.

Qu'est-ce qui a provoqué ces explosions sous les combles de l'église,sans que les Waffen-SS
y soient pour quelque chose ?

La réponse,évidente,est :

- des matières explosives qui avaient été entreposées là.

Compte tenu de l'époque,tout porte à croire que ces matières explosives s'étaient des munitions.
Le drame survenu à Oradour-sur-Glane ce 10 juin 1944 aurait donc été déclenché par l'explosion
inopinée d'un dépôt clandestin de munitions que la Résistance locale avait organisé sous
les combles de l'église.



OBJECTION N° 1 :

LE MASSACRE A COMMENCE A 16 H DANS LES GRANGES.



Vous oubliez,nous répondra-t-on,que le massacre a commencé avec la fusillade
des hommes parqués dans les granges,donc avant le drame de l'église.
Cet argument est invoqué par le rescapé Robert Hébras.
Inlassable défenseur de la thèse officielle,il a récemment déclaré au quotidien
Le Monde:

"L'église a brûlé après 17 heures,alors que le massacre des hommes et les incendies
dans le bourg avaient commencé dès 15 heures".
Bien....
(ci-dessous,extrait de l'article Le Monde,23 février 2013,p.19)
-----------------------------------------------------------------------------------------------
ajoute-t-il,le déroulement des faits suffit à démolir cette argutie:

"L'église a brûlé après 17 heures,alors que le massacre des hommes et les incendies
dans le bourg avaient commencé dès 15 heures".

----------------------------------------------------------------------------------------------
Ci-dessous:Plaque commémorative à Oradour:

------------------------------------------------------------------------------------------------
SAMEDI 10 JUIN 1944
JOUR DE DISTRIBUTION DU TABAC
TOUT EST CALME

14 HEURES

UN DETACHEMENT SS DE LA DIVISION
DAS REICH INVESTIT LE BOURG.

15 HEURES

TOUTE LA POPULATION EST RASSEMBLEE
SUR LE CHAMP DE FOIRE.

15 HEURES 30

PRES DE 500 FEMMES ET ENFANTS
---------------------------------------
LES HOMMES DANS LES GRANGES.

16 HEURES

UNE DETONATION.
LE MASSACRE COMMENCE.

19 HEURES

642 VICTIMES DONT 205 ENFANTS;
328 BATIMENTS INCENDIES.

ICI
LE TEMPS EST RESTE FIGE
POUR QUE TU TE SOUVIENNES.
----------------------------------------------------------------------------------------------



UNE MYSTERIEUSE "DETONATION".



Mais intéressons-nous à cette "détonation" qui aurait marqué le début du massacre;
c'est-à-dire qui aurait donné l'ordre aux SS de tirer sur les hommes.
C'est là que tout ce joue.S'il se révèle qu'elle a bien eu lieu à l'église,alors
les révisionnistes ont raison,c'est-à-dire que tout a commencé avec les explosions inopinées survenues dans l'église.

Dans son ouvrage paru en 2001 et réédité en 2012,le concepteur du Centre de la mémoire d'Oradour.
Jean-Jacques Fouché,écrit p.153 que le signal du massacre des hommes
a consisté en "un coup de revolver".



Voilà qui surprend,car quand on parle de "détonation",ce n'est pas pour un révolver.
(voir ci-dessous,extrait de la p.153):
----------------------------------------------------------------------------------------------
mais ce dernier,qui était présent à Oradour avait peut-être ce jour-là été privé de
son commandement,ce qu'il prétendit au cours du procès.
C'était une sanction disciplinaire habituelle à l'encontre de sous-officiers SS mal notés
par la hiérarchie.
Les noms des sous-officiers,qu'il n'est pas inutile de rappeler ici,sont en cohérence
avec le document des effectifs des effectifs de la compagnie,cité précédemment.
Trois ordres successifs ont été donnés par le chef de la compagnie,qui,à chaque fois,
a réuni les chefs de groupe.Le premier fut celui qui commandait le tir,
un coup de revolver
en fut le signal,simultanément pour les différents lieux;
le second signifiait aux sous-officiers SS d'achever les blessés,mais il est

Jean-Jacques Fouché, Oradour (éd.Liana Levi,2001),p.153
----------------------------------------------------------------------------------------------

J'ajoute que dans cet ouvrage paru en octobre 1944, Robert Hébras a bel
et bien déclaré concernant le "signal":

"J'entendis alors une violente détonation venant du bourg.
On eut dit l'explosion d'une bombe.
Les SS ouvrirent alors le feu sur nous".
(voir ci-dessous,extrait du livre
de Pierre Poitevin, Dans l'Enfer d'Oradour (1944),p.202).

-----------------------------------------------------------------------------------------------
braquée sur nous.Nous restâmes ainsi à discuter entre nous.
On entendit crier quelqies ordres.
Un Alsacien qui se trouvait à mes côtés me dit:

- Je viens d'entendre qu'on ordonne d'armer fusils,mitraillettes et revolvers.P.202
J'entendis alors une violente détonation venant du bourg.
On eût dit l'explosion d'une bombe.
Les SS.ouvrirent alors le feu sur nous
avec toutes leurs armes pendant une demi
minute environ.
Beaucoup furent touchés aux jambes.Les Allemands marchèrent

Pierre Poitevin, Dans l'Enfer d'Oradour (1944),p.202.

--------------------------------------------------------------------------------------------
Le 22 janvier 1953,au procès des Waffen-SS,les rescapés Darthout, Roby et Broussaudier
furent très clairs:

1) Clément Broussaudier parla d'une "grosse détonation" :

----------------------------------------------------------------------------------------------
contents de leur sort.
il y avait un moment qu'on était là,on a entendu une grosse détonation.
Je ne puis dire ce que c'était;on n'a vu qu'une seule chose:tout est parti à la fois.
Comme mes camarades,je suis tombé aussitôt et
--------------------------------------------------------------------------------------------------

2) Yvon Roby d'une "grande détonation"

--------------------------------------------------------------------------------------------------
On attendit ainsi je ne puis dire combien de temps;puis,tout à coup,l'on entendit
une grande détonation.
Elle semblait venir du centre du Bourg.Et la fusillade commença.
-----------------------------------------------------------------------------------------------

3) Marcel Darthout d'un "grand bruit" ressemblant à "l'éclatement
d'une grenade"
.

------------------------------------------------------------------------------------------------
On a entendu un grand bruit à l'extérieur: soit l'éclatement d'une granade,
soit un autre bruit produit par une arme,mais autre qu'un fusil.
Et après,un cri..peut-peût un ordre,(je n'ai pas compris).Puis,ils se mis à nous fusiller.
-----------------------------------------------------------------------------------------------

J-J Fouché ment donc effrontément lorsqu'il parle d'un "coup de révolver".
Le drame commença lorsqu'une forte détonation retentit dans le bourg.Mais d'où provint-elle ?

------------------------------------------------------------------------------------------------
mais ce dernier,qui était présent à Oradour avait peut-être ce jour-là été privé
de son commandement,ce qu'il prétendit au cours du procès.
C'était une sanction disciplinaire habituelle à l'encontre de sous-officiers SS
mal notés par la hiérarchie.
Les noms des sous-officiers,qu'il n'est pas inutile de rappeler ici,sont en cohérence
avec le document des effectifs des effectifs de la compagnie,cité précédemment.
Trois ordres successifs ont été donnés par le chef de la compagnie,qui,à chaque fois,
a réuni les chefs de groupe.Le premier fut celui qui commandait le tir,un coup de revolver en fut le signal,
simultanément pour les différents lieux;le second signifiait aux sous-officiers SS d'achever les blessés,mais il est

Jean-Jacques Fouché, Oradour (éd.Liana Levi,2001),p.153
----------------------------------------------------------------------------------------------

Plusieurs témoins ont répondu à la question.
Me Lang,tout d'abord,qui,encore une fois,a raconté:

"Un bruit épouvantable éclate dans la direction de l'église
qui était à quelques dizaines de mètres de nous.
Détonations sur détonations se succèdent,suivies d'une immense clameur
et de cris effrayants.
Les mitrailleuses crépitent".


---------------------------------------------------------------------------------------------
Guy Pauchou & Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, Vision d'épouvante
(éd.de 1966)


- 61 -

qu'à deux kilomètres d'Oradour,des habitants ont perçu les clameurs qui s'élevaient
du lieu saint.
Me Lang fait à ce sujet le récit suivant :"Un bruit épouvantable éclate dans la direction
de l'église qui était à quelques dizaines de mètres de nous.
Détonations sur détonations se succèdent,suivies d'une immense clameur et de cris effrayants.
Les mitrailleuses crépitent
.Un nuage de fumée s'élève.Toujours des clameurs ! Nous
-------------------------------------------------------------------------------------------------
C'est clair:

l'église a été le siège de violentes explosions et,peu après,les mitrailleuses des SS
sont entrées en action.
Sachant que les mitrailleuses étaient postées aux endroits où les hommes étaient retenus,
on en déduit logiquement que les SS ont tiré quand l'église à subitement explosée.

Citons ensuite l'ancien Waffen-SS Henri Weber.Interrogé le 19 avril 1948,il déclara:

" Lorsque nous étions en position de combat,derrière l'église,dans les champs,
nous avons entendu,une heure plus tard,environ,le bruit d'une forte explosion,
suivie de cris de douleur poussés par des femmes et enfants.
Puis quelques minutes après,un seul coup de feu,à la suite de ce coup de feu,
les mitrailleuses légères ont tiré des rafales saccadées dans le village".
"dans le village....",
c'est-à-dire dans les granges,garages et chais où étaient gardés les hommes.
(ci-dessous,extrait de la déposition de Henri Weber du 19 avril 1948):

---------------------------------------------------------------------------------------------
Lorsque nous étions en position de combat,derrière l'église,dans les champs,
nous avons entendu,une heure plus tard,environ,le bruit d'une forte explosion,
suivie de cris de douleur poussés par des femmes et enfants.Puis quelques minutes après,un seul coup
de feu,à la suite de ce coup de feu,les mitrailleuses légères ont tiré des rafales
saccadées dans le village.
----------------------------------------------------------------------------------------------

Suite,page suivante.... study

_________________
 

L'autre Histoire :
"qui n'entend qu'un son, n'entend qu'une cloche."

http://sansconcessiontv.org/

http://robertfaurisson.blogspot.it/2014/12/une-grande-dame-allemande-ouvre-la.html
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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 11:48

(Yvon Roby, Jean-Marcel Darthout (part hidden), Maurice Beaubreuil,
Hubert Désourteaux, Aimé Renaud) (photo ci-dessous):

http://www.oradour.info/images/oldorad6.htm

Mentionnons également le survivant Maurice Beaubreuil.
Le 10 juin tragique,il était caché avec son frère ainé,Martial,....chez sa tante,Me Mercier,
qui habitait place de l'église,où elle tenait une épicerie.
Lors de notre entrevue,en août 1991,il m'a révélé qu'une:
"très forte explosion venant de la place de l'église" avait déclanché toutes les fusillades
dans le village,notamment celles des granges.



A l'époque,j'ignorais que son frère ainé,Martial,avait fait une déclaration similaire.
C'est dans l'ouvrage de Jean-Jacques Fouché,à la page 155.
On y apprend que lors de l'instruction du procès des Waffen-SS,Martial Beaubreuil a déclaré:

" J'ai nettement perçu (...) une explosion en provenance de l'église,suivie d'une forte mitraille
provenant de tous les coins du bourg".

(ci-dessous,extrait de sa déposition citée à la page 155):
--------------------------------------------------------------------------------------------
docteur Paul Desourteaux. p.155
Un des frères Beaubreuil, toujours dans leur cachette à l'intérieur de l'épicerie Mercier:
"J'ai (...) entendu fouiller les meubles de la maison.J'ai nettement perçu les bruits
d'une scie et d'un marteau,(...) une explosion en provenance de l'église,
suivie d'une forte mitraille provenant de tous les coins du bourg
.
Vers 17 h 15,la jeune bonne de ma tante (...) est revenue dans la maison
en criant "Oh mon Dieu
---------------------------------------------------------------------------------------------

Tous ces témoignages confirment que le drame a commencé lorsque l'église
a été secouée par une ou plusieurs grosses explosions,entraînant la mort
des femmes et des enfants qui étaient à l'intérieur.C'est seulement après
que les Waffen-SS ont tiré sur les hommes.




Le mensonge d'un rescapé.


(Robert Hébras)


Afin de tenter de sauver la thèse officielle,le rescapé Robert Hébras ne recule
devant rien,pas même devant le mensonge le plus grossier.Je m'explique:

- Dans son témoignage devenu "officiel",Marguerite Rouffanche déclare:

"Entassés dans le lieu saint,nous attendîmes de plus en plus inquiets la fin
des préparatifs auxquels nous assistions.
"Vers 16 heures,des soldats,âgés d'une vingtaine d'années,placèrent dans la nef,
près du chœur,une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassaient
des cordons qu'ils laissèrent traîner au sol.
"Ces cordons ayant été allumés,le feu fut communiqué à l'engin dans lequel
une forte explosion soudain se produisit (...)"
.
(ci-dessous,extrait de la p.54 du livre de Guy Pauchou & Pierre Masfrand)
------------------------------------------------------------------------------------------------

Guy Pauchou & Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, Vision d'épouvante
(éd.de 1966),p.54





"Entassés dans le lieu saint,nous attendîmes de plus en plus inquiets la fin des préparatifs auxquels nous assistions.
"Vers 16 heures,des soldats,âgés d'une vingtaine d'années,placèrent dans la nef,
près du chœur,une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassaient
des cordons qu'ils laissèrent traîner au sol.
"Ces cordons ayant été allumés,le feu fut communiqué à l'engin dans lequel
une forte explosion soudain se produisit
et d'où une épaisse fumée
noire et suffocante se dégagea.
Les femmes et les enfants,à demi asphyxiés et urlant de frayeur,affluèrent
vers les parties de l'église où l'air était encore respirable.
C'est ainsi que la porte de la sacristie fut enfoncée sous la
-----------------------------------------------------------------------------------------

Sachant que la plaque chronologique apposée à l'entrée des ruines du village
déclare que le "signal" du massacre fut une "détonation" qui retentit à 16 heures,
on en déduit logiquement que tout a commencé avec le drame de l'église.
( ci-dessous):

--------------------------------------------------------------------------------------------
Ci-dessous:Plaque commémorative à Oradour:

---------------------------------------------------------------------------------------------

SAMEDI 10 JUIN 1944
JOUR DE DISTRIBUTION DU TABAC
TOUT EST CALME

14 HEURES

UN DETACHEMENT SS DE LA DIVISION
DAS REICH INVESTIT LE BOURG.

15 HEURES

TOUTE LA POPULATION EST RASSEMBLEE
SUR LE CHAMP DE FOIRE.

15 HEURES 30

PRES DE 500 FEMMES ET ENFANTS
---------------------------------------
LES HOMMES DANS LES GRANGES.

16 HEURES

UNE DETONATION.
LE MASSACRE COMMENCE.

19 HEURES

642 VICTIMES DONT 205 ENFANTS;
328 BATIMENTS INCENDIES.

ICI
LE TEMPS EST RESTE FIGE
POUR QUE TU TE SOUVIENNES.
------------------------------------------------------------------------------------------



Voilà pourquoi,dans sa brochure,le rescapé Robert Hébras s'est rendu coupable
d'une malhonnêteté.
(ci-dessous):



A la page 25,il a intercalé dans le témoignage de Mme Rouffange le passage suivant:

" Entre 16 et 17 heures,ces êtres ont dû vivre un calvaire effroyable car
le vacarme intense des tirs,des explosions,de l'incendie leur parvenait
sans aucun doute.
Qu'ont-ils pu penser ?
"

Ce petit passage laisse croire au lecteur non averti que les SS auraient apporté
la caisse vers 16 heures et qu'ils l'auraient laissé une heure avant de revenir
et allumer les cordons.
(ci-dessous,extrait de la page 25):

----------------------------------------------------------------------------------------------

Oradour

Entassés dans le lieu saint,nous attendîmes de plus en plus inquiets la fin
des préparatifs auxquels nous assistions.
"Vers 16 heures,des soldats,âgés d'une vingtaine d'années,placèrent dans la nef,
près du chœur,une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassaient
des cordons qu'ils laissèrent traîner au sol.
Entre 16 et 17 heures,ces êtres ont dû vivre un calvaire effroyable car
le vacarme intense des tirs,des explosions,de l'incendie leur parvenait sans
aucun doute. Qu'ont-ils pu penser ?

"Ces cordons ayant été allumés,le feu fut communiqué à l'engin dans lequel
une forte explosion soudain se produisit et d'où une épaisse fumée noire
et suffocante se dégagea.
Les femmes et les enfants,à demi asphyxiés et urlant de frayeur,affluèrent
vers les parties de l'église où l'air était encore respirable.
C'est ainsi que la porte de la sacristie fut enfoncée sous la poussée irrésistible
d'un groupe épouvanté.J'y pénétrai
--------------------------------------------------------------------------------------------

Mais c'est faux;le témoignage de Mme Rouffange ne laisse aucun doute à ce sujet,
tout s'est déroulé vers 16 heures.

L'ajout de Robert Hébras est d'autant plus malhonnête qu'en juillet 1947,
Mme Rouffange fit une déclaration essentielle.Elle précisa:

" Durant le temps que je suis restée dans l'église,je n'ai vu ni entendu aucune explosion".

(ci-dessous extrait du Pocès verbal du 7 juillet 1947)




---------------------------------------------------------------------------------------------
(C.95)

- LIASSE VI -
----------------
PROCES-VERBAL
-----------------

TRIBUNAL MILITAIRE PERMANENT DE BORDEAUX

séant à Bordeaux
-------------------

L'an 1947,le juillet à 16 heures,devant nous,capitaine LESIEUR,Juge d'Instruction Militaire,
au Tribunal Militaire de Bordeaux,assisté de HAMON Julien sergent-chef commis greffier,
dudit Tribunal Militaire,au cours de notre transport à Oradour-sur-Glane,
est comparu spontanément,la témoin ci-après nommé,hors la présence
des prévenus et des autres témoins,après avoir représenté la citation
à lui donnée,avoir prêté le serment de dire toute la vérité,rien que la vérité,
et interrogé par nous sur ses nom,prénom,âge,état,profession et demeure,
s'il est domestique,parent ou allié des parties,à quel degré,a répondu se nommer:

TURMAUX MARGUERITE,Vve ROUFFANCHE,50 ans,sans profession,
à Oradour-sur-Glane, ni parents ni alliée ni domestique des inculpés et a déclaré :

Je vous confirme la déclaration que je vous ai faite antérieurement.

En ce qui concerne le temps de l'attente dans l'église,je ne peux l'estimer exactement,
il m'a paru durer plusieurs heures,pendant tout ce temps que je suis restée dans l'église,
je n'ai pas vu ni entendu aucune explosion.La caisse qui a été emportée dans l'église
a dégagé une fumée épaisse et asphixante,sans dégager aucune flamme.
Il y avait eu auparavant un bruit sourd.Après cette explosion,il y a eu un remous
et je me suis réfugiée dans la sacristie,je n'ai donc pas pu voir ce qui se passait
dans l'église au dernier moment.
Parmi les allemands qui ont apéré ce massacre,je ne pourrais en reconnaître aucun.
S.I.La caisse a été apportée par deux allemands qui se sont retirés sans être
------------------------------------------------------------------------------------------------

Cette précision est capitale.En effet,selon l'histoire officielle,le "massacre" de l'église aurait eu lieu
après celui des granges.
Par conséquent,Mme Rouffange aurait dû,pendant son attente,tout entendre,
notamment la "détonation" qui donna aux SS le signal du tir.
Le fait qu'elle n'ait rien entendu confirme:

- que l'explosion mentionnée par les rescapés eut lieu dans l'église
(il s'agissait du dépôt clandestin de munitions);

- que les SS tirèrent sur les hommes dans les granges suite à cette explosion.


Suite,page suivante.... study

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L'autre Histoire :
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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 19:22



IL N'Y AVAIT NI MAQUIS NI DEPOT D'ARMES A ORADOUR....





On répondra que notre thèse se heurte au fait qu'à Oradour,il n'y avait ni maquis,
ni armes,ni dépôt de munitions. C'est ce que l'on répète depuis 1944.
(ci-dessous extraits soulignés de la page 113)



-----------------------------------------------------------------------------------------------
cette paisible cité.
Il n'existait d'ailleurs pas de maquis à Oradour-sur-Glane et si les SS ont décidé
"cette expédition",ce n'est pas parce qu'il y avait des éléments de la Résistance,
mais bien plutôt parce qu'ils savaient pertinemment qu'il n'y en avait pas et que,
dès lors,ils pouvaient commettre impunément leur odieux forfait.
Répétons qu'il n'y avait à Oradour ni dépôt de munitions ni dépôt d'armes d'aucune sorte.
Toutes les déclarations des rescapés sont unanimes et formelles à

G.Pauchou et P.Masfrand,
Oradour-sur-Glane, vision d'épouvante (éd.1966),p.113.

--------------------------------------------------------------------------------------------

Soulignons tout de même qu'en 2001,dans leur Bulletin,les Amis du Musée
de la Résistance du Département de la Haute-Vienne ont rappelé l'existence,
non loin d'Oradour,de six compagnies de Francs-tireurs et partisans (FTP).



La carte jointe à la page suivante montre leur implantation.La plus proche se trouvait
à environ 7 km.
Si l'on considère que Saint-Junien et Peyrilhac étaient des bourgades
à forte implantation maquisarde,on se rend compte qu'Oradour
était entouré de maquis.

La question qui se pose est donc la suivante:

- Oradour était-il un îlot de calme au milieu de toute cette agitation maquisarde ?



DES MAQUISARDS DANS LE VILLAGE.


Ce qui éveilla ma méfiance fut cette plaque apposée par l'Amicale des médecins
du Maquis et de la Résistance à la mémoire des docteurs d'Oradour.
Certes,cela ne signifiait pas que Messieurs Paul et Jacques Desourteaux
aient appartenu au maquis.

Mais sachant que Paul était également le maire d'Oradour,un maire désigné ou confirmé
dans ses fonctions par le gouvernement du maréchal Pétain,je voyais mal
les maquisards rendre nommément hommage à un "collabo".
Sauf si ce "collabo" avait,en vérité,joué le double jeu en adhérant à la Résistance...

D'où une petite enquête que je menai auprès des survivants que je rencontrai
durant l'été 1991.
Elle se révéla fructueuse.J'appris notamment qu'à Oradour:

- Paul Doutre était membre supplétif du maquis (donc sans mission mais pouvait
être contacté à tout moment);

- Léonard Dupic était membre de l'Armée Secrète,Résistance de droite;

- Mathieu Borie appartenait aux F.T.P.,donc à la Résistance communiste;

- Aimé Renaud avait été chauffeur d'un grand résistant de Lyon.
Revenu à Oradour avec une fausse carte d'agriculteur,il restait en contact
avec des maquisards du coin,dont Mathieu Borie;

- Maurice Beaubreuil,réfractaire au Service du Travail Obligatoire,s'était réfugié
chez sa tante (Mme Mercier) à Oradour.Il avait pour mission de rester en contact
avec Limoges.
Chaque jour,il mangeait en compagnie de .....Mathieu Borie.Un Mathieu Borie
qui avait lui-même fabriqué une cache chez...sa tante,Mme Mercier;

- Paul Doire,qui travaillait dans la boulangerie,ravitaillait les maquis des environs
en pain.
Certes,il ne s'agissait que d'indices et,si l'on excepte Paul Doire,on pouvait
prétendre que ces gens étaient des simples "membres supplétifs" du maquis,
c'est-à-dire des comparses sans importance réelle.
Mais d'autres informations importantes doivent être prise en compte.







MARTIAL MACHEFER ET Mlle SARAH JAKUBOWICZ.


Parmi les rescapés figure un certain Martial Machefer,qui était qualifié
par les autorités,...
...de "notoirement communiste et meneur gréviste".
(ci-dessous extraits soulignés de la pages 109 et 140)


--------------------------------------------------------------------------------------------
Jean-Jacques Fouché, Oradour, p.109
à la pêche,des chiens aboient la nuit...Il est recommandé de surveiller particulièrement
cinq personnes qui "en période de tension sociale doivent être immédiatement appréhendées,dont le sieur Machefer
Martial,un habitant du bourg,notoirement communiste et meneur gréviste".35

--------------------------------------------------------------------------------------------
Machefer:

"Je me trouvais au premier étage de mon habitation,située en bordure du champ
de foire face à la route quand je vis arriver cinq véhicules allemands environ,
dont au moins deux automitrailleuses.
Je vis ces véhicules traverser le village,les hommes surveillant les une les fenêtres,
les autres les rez-de-chaussée.
Quelques instants après,je vis une partie de ces véhicules redescendre
avec un minimum d'effectif.
Voyant ces allées et venues suspectes de véhicules dans le village,ma femme insiste
pour que je quitte la maison,étant déjà très surveillé par la Gestapo.
Brûlant tous les papiers qui pouvaient me nuire,je quittai mon domicile
vers 14 h10 et m'enfuis sur la route de Saint-Junien.Lorsque j'ai eu dépassé le bourg d'Oradour,j'ai rencontré

Jean-Jacques Fouché, Oradour ,p.140
---------------------------------------------------------------------------------------------


Le 10 juin,il prit la fuite dès l'arrivée des Waffen-SS,après avoir...brûlé tous les papiers
qui pouvaient lui nuire.Tout cela avant même de savoir ce qui allait se passer !
Voilà donc un homme qui n'avait pas la conscience tranquille,qui détenait des documents
jugés singulièrement compromettants et qui se doutait que les Allemands allaient perquisitionner.
S'il n'avait été qu'un "membre supplétif du maquis",il n'aurait certainement pas eu
à agir ainsi.
Mais ce n'est pas fini.

Dans la maison détruite de Martial Machefer,on retrouvera le cadavre de Sarah Jakubowitz,
une jeune fille originaire de Pologne et dont la famille s'était réfugiée un temps
à Oradour.

Son frère,David,s'était engagé dans les F.T.P.Sarah sera-t-elle inhumée anonymement
dans une fosse commune avec les autres victimes ? Non,son cadavre sera reconnu et....

...il sera enterré au cours d'une grande cérémonie organisée par...l'Union de Résistance
et d'Entraide des Juifs de France,une organisation d'obédience communiste.
Six cents (voire huit cents) personnes assisteront à cette cérémonie au cours de laquelle
"un catafalque (fut) dressé,entouré d'une garde d'honneur (de F.T.P)
en armes (...).
Des gerbes (furent) déposées au nom des formations militaires qui rend(irent)
les honneurs".
(ci-dessous,extraits soulignés,p.126)

-----------------------------------------------------------------------------------------------
David se marie,en décembre 1940,dans les combles de la mairie de Saint-Victurnien.
La famille subit les agressions des miliciens.David devient bûcheron.
Il s'engage dans la Résistance en rejoignant,probablement épisodiquement,
le groupe issu de l'équipe de football de Saint-Victurnien,puis une compagnie FTP
.
Il protège comme il peut ses parents,son épouse et son fils.
Sa sœur Sarah est mise en sécurité dans le bourg d'Oradour,chez le cordonnier Machefer qui habite sur le champ de foire.
Il est le plus proche voisin de la famille Kanzler.Joseph Kanzler,né en 1893 à Budapest,
et son épouse Maria Goldmann née en

Jean-Jacques Fouché, Oradour, p.126

Albert Mirablon,né aux Etats-Unis et authentique résistant comme on l'a dit précédemment.
Le quotidien Centre libre,dans son édition du 20 septembre 1944 (n°25),
annonce pour le lendemain "les obsèques de mademoiselle Sarah Jakobowicz,
décédée à l'âge de seize ans,brûlée vive à Oradour ".
Un communiqué de l'Union de résistance et d'entraide des Juifs de France,
qui se présente au côté de la famille coorganisatrice de la cérémonie,précise:
"Mle Jakobowicz est morte suppliciée au cours de l'effroyable crime d'Oradour,
ses restes furent recueillis par son frère,soldat FTP qui,les Allemands
encore présents,creusa de ses mains la tombe improvisée."
La cérémonie se déroulera successivement à Oradour puis à Limoges,
dans les deux localités sur le champ de foire,avant l'inhumation au cimetière
de Louyat à Limoges,où la tombe est surmontée par une colonne coupée en biseau.
Le 22,le même quotidien rend compte des obsèques.
Six cents personnes ont fait le déplacement à Oradour,on en compte huit cents devant
la maison où le corps carbonisé de la jeune fille a été recueilli par son frère.
Un catafalque est dressé,entouré d'une garde d'honneur en armes,à laquelle participe
le frère de Sarah
.
Des gerbes sont déposées au nom des formations militaires qui rendent
les honneurs:
les FTP de la caserne Marceau à Limoges
,une compagnie dénommée
-----------------------------------------------------------------------------------------------
Ajoutons que le cercueil de Sarah était recouvert du drapeau tricolore.
Si,vraiment,Sarah n'avait été qu'une jeune fille anonyme ou qu'un petit membre supplétif,
sans mission précise,elle n'aurait jamais bénéficié d'une telle cérémonie.
Plus on avance,donc,plus la thèse du village tranquille et sans maquis
notable se fissure.

La simple réflexion d'un survivant va la fracasser.


Le récit de Mathieu Borie.


Le 23 juin 1994,l'hebdomadaire Paris Match publia un document inédit:

- le récit du drame d'Oradour rédigé peu après les événements par Mathieu Borie.
Pourquoi n'avait-il jamais été publié ?
On va le comprendre maintenant.
Le rescapé raconte ainsi sa tentative de fuite:

" Je monte au carrefour pour prendre la route du cimetière,mais les Boches sont en position.
Trop tard pour m'évader.Etant résistant,je pensais aller chercher du renfort.
Je suis obligé de continuer.Des coups de feu claquent de partout.Je me dis:
"Il y en a quelques-uns qui ne veulent pas suivre et qui engagent le combat".


Où Mathieu Borie espérait-il trouver du renfort ?
Personne ne lui a jamais posé la question,ce qui est bien dommage.

Il faut dire qu'au procès des anciens Waffen-SS,en 1953,le témoin se garda bien
de raconter tous ces détails
; il se contenta de dire que les Allemands lui avaient
fait faire demi-tour,qu'il les avait vus enfoncer une porte et tirer un coup de feu,
puis qu'il était arrivé au lieu de rasemblement.

Mais surtout,il cacha au Tribunal sa réflexion:

Il y en a quelques-uns qui ne veulent pas suivre et qui engagent le combat".

(ci-dessous)

------------------------------------------------------------------------------------------------

Sténotypies du procès de Bordeaux,audience du 22 janvier 1953
------------------------------------------------------------------------------------------
(Déposition de M.Borie)

Le témoin prête serment de dire toute la vérité rien que la vérité,il déclare se nommer Borie Mathieu,
être âgé de (illisible),être employé dans une épicerie à Oradour-sur-Glane.
Il ne connaissait pas les accusés avant les faits qui leur sont reprochés;
il n'est ni leur ami,ni leur parent ni leur allié,n'a jamais été attaché à leur service,
ne les a jamais eu au sien.

M.le Président : Veuillez faire votre déposition.

- Témoin Borie : Je travaillais dans une épicerie en face de l'église,à un moment,
ils sont venus chez Mercier et un Allemand m'a dit:
"Il faut gagner le champ de foire....rassemblement."
Je suis sorti à ce moment-là.Alors,je vois emmener une bonne femme et son mari
qui habitaient à Puy.Cet homme ne se levait pas depuis huit jours,il était au lit.
Les Allemands mitrailleurs convoyeurs m'ont fait faire demi-tour.

M.le Président : Pourriez-vous préciser l'endroit ou vous vous trouviez à ce moment-là ?


- Témoin Borie : Derrière le puits () ce qui m'a consterné le plus,
c'est que je les ai vus enfonçant une porte à coups de grenades et à coups de de feu.
Quand ils ont ouvert,j'ai entendu un coup de feu à l'intérieur.
Alors,j'ai continué mon chemin jusqu'au champ de foire où il y avait rassemblement,
hommes et femmes.

----------------------------------------------------------------------------------------------



Car c'était avouer qu'à Oradour,il y avait des gens capables de soutenir le combat
contre une troupe de Waffen-SS,c'est-à-dire des maquisards armés.

Voilà pourquoi Mathieu Borie avait parlé de chercher du "renfort",c'est-à-dire,
des hommes supplémentaires pour aider ses camarades qui,croyait-il,
combattaient déjà.

Ce passage du récit du rescapé est si accusateur que dans l'ouvrage ublié en 1995,
les deux auteurs ont pris soin de le supprimer.
Paroles de miraculés 50 ans après le drame d'Oradour-sur-Glane
de Louÿs Riclafe et Henri Demay,préface de Frédéric Pottecher (éd.L'Harmattan,1995).



(ci-dessous l'extrait du passage,les trois astérisques remplacent le texte omis.)

--------------------------------------------------------------------------------------------
Alors,je comprends aussitôt quel est l'épouvantable dessein de ces barbares.
Un frisson d'effroi me court dans le dos.
***
Dans les rues,les Boches crient comme des lions déchaînés.Tout Oradour
est en ébullition.Des rafales de
---------------------------------------------------------------------------------------------

Ci-dessous le texte original tel qu'il est paru dans Paris Match.
La coupure est indéniable.
Le texte de Mathieu Borie donne le coup de grâce à la thèse selon laquelle
Oradour n'aurait eu ni maquis,ni dépôt d'armes et de munitions
.
Mais j'entends déjà la réponse des adversaires: "Des munitions à Oradour ?
Où sont vos preuves matérielles ? "

-----------------------------------------------------------------------------------------------
" je comprends aussitôt quel est l'épouvantable dessein de ces barbares.
Un frisson d'effroi me court dans le dos.
Je monte au carrefour pour prendre la route du cimetière,mais les Boches
sont en position.
Trop tard pour m'évader.Etant résistant,je pensais aller chercher du renfort.
------------------------------------------------------------------------------------------------



Suite,page suivante.... study

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L'autre Histoire :
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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 20:01


L'état des maisons détruites.


Dans un premier temps,j'invoquerai l'état des maisons à Oradour.
Celles que vous voyez à l'écran ont leurs murs maculés de traces de noir de fumée.
C'est typique de l'incendie.Les traces blanches sous le noir de fumée nous indiquent
même que des flammes sont sories et ont léché les murs en ces endroits.



Voici d'autres maisons d'Oradour qui ont été ravagées par des incendies.
Là encore,le noir de fumée est bien visible.





Maintenant regardez ces trois bâtisses.
(source):
http://www.google.fr/imgres?q=oradour+sur+glane&sa=X&hl=fr&biw=1024&bih=622&tbm=isch&tbnid=JmzGVPk7GxMDEM:&imgrefurl=http://www.dordognemaison.com/%3Fp%3D9%26q%3D6%26a%3DshowItem%26itemId%3D00000144%26lang%3Dfr&docid=BpbLhx0pu0lqcM&imgurl=http://www.dordognemaison.com/UserFiles/Image/Musee/oradour-sur-glane4.jpg&w=600&h=359&ei=AleTUdKADoe3O7G8gfgF&zoom=1&iact=hc&vpx=2&vpy=257&dur=142&hovh=174&hovw=290&tx=85&ty=82&page=3&tbnh=135&tbnw=216&start=36&ndsp=21&ved=1t:429,r:46,s:0,i:307



La maison du Résistant Martial Machefer (à gauche),où le corps de Sarah Jakubowicz
a été retrouvé,l'hôtel Milord (au centre) et l'épicerie Mercier (à droite) où Mathieu Borie
avait aménagé une cache.

Deux éléments frappent
:

- l'absence totale de trace de noir de fumée et,surtout,

- la végétation intacte.

En cas d'incendie,elle aurait brûlé sous l'effet du rayonnement.
Tout indique donc que ces maisons ont été détruites par des explosions.
Peut-on invoquer des bouteilles de gaz qui auraient explosé après qu'un incendie
ait été allumé ?

Il est vrai que,lors de mon enquête,j'ai vu au moins une bouteille dans les ruines.
Mais je n'en ai vu aucune éventrée et jamais je n'ai entendu parlé,à Oradour,
d'explosions dues à des bouteilles de gaz.
La thèse officielle ne parle que d'incendies allumés par les Waffen-SS.




- Pourquoi avoir refusé le témoignage d'Otto Weidinger ?


J'ajoute que,dans son rapport rédigé le 4 janvier 1945,le juge allemand qui avait enquêté
sur le drame et interrogé des Waffen-SS écrit (extrait):

----------------------------------------------------------------------------------------------------
O.U.den,4.1.1945

Geheim

Tötung frans.Stagteangehbriger .Urteil

An das

Gericht des Höheren Pionier-Pürero Ungarn

Anliegande Vorgange ende ich mit folgender Siellungnahme zuruck

1) Vorfälle in Tulle :
(Ein gerichtl Ermitlungaverfahren wegen der Vorfälle,in Tulle
- ist beim hirsigen : Gericht nie einfeleiter worden
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
(Rapport du juge Detlev Okrent (04/01/45) traduction française:

"Dès l'approche,la compagnie essuya le feu de fusils et de mitrailleuses.
Une fois brisée la résistance,une quantité d'armes considérable fut saisie lors de la fouille
des maisons.Là-dessus,le feu fut mis au village.Il s'ensuivit dans presque toutes les maisons
des détonations provenant des munitions détenues en secret.
Les détonations furent si fortes que le commandant en chef dut retirer ses hommes
pour leur sécurité".


La première partie de ce texte confirme que les coups de feu entendus par Mathieu Borie
étaient bien dus à des maquisards armés.

Voilà sans doute pourquoi il voulait se précipiter pour appeler des renforts.
Quant à la deuxième,elle explique l'état de nombreuses maisons dans le village détruit.
Elles contenaient des dépôts de munitions.
Le juge Okrent n'est d'ailleurs pas le seul à avoir parlé d'explosions dans les maisons.

Dans son ouvrage,Pierre Poitevin rapporte l'histoire de Louise Compain,arrivée le soir
avec d'autres aux environs d'Oradour et arrêtée par des Waffen-SS.
Interrogés,ceux-ci déclarèrent que tous les habitants du village étaient morts et qu'Oradour
était une capitale du maquis.
Face à l'insistance des gens inquiets,un Allemand ajouta:
"Nous trouver des armes et des munitions.Alors tout faire sauter,tout flamber.
Ecoutez les explosions ! ..."

Le fait que Mlle Compain dise n'avoir rien entendu ne change pas grand-chose;
l'état de certaines maisons appuie la thèse des explosions.
(ci-dessous : extrait de la page 56 et 57):

--------------------------------------------------------------------------------------------------- -
Orpheline de père et de mère,brûlés dans la catastrophe,Mme Louise Compain nous rapporte
ce qui se passa autour d'elle pendant ces moments tragiques.

- Comme nous voulions savoir ce qu'on avait fait de la population,si on avait fusillé des otages,
des Allemands nous répondaient invariablement par ces mots:

"Tous kapout ! tous kapout ! "

Pierre Poitevin,Dans l'enfer d'Oradour (éd.1944),p.56

DANS L'ENFER D'ORADOUR - 57 -

( Que sont devenus nos femmes,nos enfants ? Interrogeaient,haletants d'émotion,
les hommes qui étaient avec nous.

- Tous kapout ! tous kapout !
"Kapitale maquis ! kapitale maquis !"
Nous pensions qu'une bataille s'était peut-être livre entre le maquis et eux;mais un Allemand,
baragouinant en français,s'approcha de notre groupe et nous expliqua:
"Nous trouvez des armes et des munitions.Alors faire tout sauter,tout flamber.
Ecoutez les explosions ! ..."
Nous entendions les maisons s'écrouler en un vacarme effrayant,mais à aucun moment
nous ne percevions le bruit de bombes ou d'explosions.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------


Les douilles dans l'église.

Allons plus loin.Oui,oublions ces maisons sièges d'explosions.

Dans ses différents témoignages et dans celui,officiel,du 30 novembre 1944,
Marguerite Rouffanche a toujours parlé d'une fusillade qui avait eu lieu dans l'église.
------------------------------------------------------------------------------------------------------
Je dus la vie à l'idée que j'eus de fermer les yeux et de simuler la mort.
"Une fusillade éclata dans l'église,puis de la paille,des fagots,des chaises,furent jetés pêle-mêle
sur les corps qui gisaient sur les dalles.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Sans surprise,la thèse officielle accuse les Allemands d'avoir voulu "terminer le travail"
en massacrant les femmes et les enfants qui avaient survécu à la fumée asphyxiante
de la mystérieuse "caisse". (ci-dessous : extrait de la page 49 du livre de Pierre Poitevin):

-------------------------------------------------------------------------------------------------------
Pierre Poitevin, DANS L'ENFER D'ORADOUR - 49 -

L'ASPHYXIE ET LA MITRAILLE

Dans un brouhaha effréné, le feu de Bengale
Les tueurs à l'affût braquent leurs armes automatiques dans la fumée qui reflue sur eux,
et ils tirent précipitamment,à l'aveugle,des rafales de leur mitraille.
L'ouverture se referme.Les cris s'apaisent,
-----------------------------------------------------------------------------------------------------
D'après le rapport de l'évêché de Limoges," des centaines de douilles"
ont été retrouvées dans l'église.
(ci-dessous : extrait de la déclaration):

--------------------------------------------------------------------------------------------------------
" Déclaration de son Excellence Monseigneur Rastouil,évêque de Limoges"
ORADOUR SUR GLANE - CITE MARTYRE

- 2 -

L'EFFROYABLE MASSACRE
L'INCENDIE

---------------------------------------


Quand femmes et enfants sont réunis dans l'Eglise,les allemands viennent déposer sur l'autel
une caisse et y allument des mêches.Fumée,suffocation,panique,cris...
Puis,plus tard,les mitrailleuses crépitent,amenées,comme l'attestent les centaines de douilles
trouvées sur le sol,jusqu'au premier tiers de l'Eglise.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ailleurs,Guy Pauchou et Pierre Masfrand précisent que l'on a retrouvé:

" des quantités de douilles"
de 9 mm avec inscrit sur le culot "WRA 9 mm";

- 3 douilles portant l'inscriptions : "hrn St" suivi de deux fois deux chiffres;

- plusieurs douilles marquées : "aso Stf 8-44";

- 1 douille marquée : " Kam St 42-5";

- 3 douilles sans mention lisible.

---------------------------------------------------------------------------------------------------
Balles allemandes G.Pauchou & P.Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d'épouvante
(éd.1966),p. 96

Si l'on n'a recueilli dans les ruines aucun engin incendiaire,on a cependant trouvé
des quantités de douilles de révolvers de 9 millimètres avec inscriptions au culot:
WRA 9 mm,ainsi que des douilles de fusils.
M.Romério,entrepreneur T.P,chargé de la consolidation des ruines de l'église,a découvert,
près du maitre-autel,sous des tas de décombres,au milieu d'ossements humains et d'objets divers,
six douilles de fusils de 50 millimètres de longueur,portant au culot les inscriptions suivantes:

- la première : hrn St 39-43;
- la deuxième: hrn St 40-43;
- la troisième:hrn St 41-43.

Les inscriptions des trois culots des autres douilles détériorées par le feu et l'oxydation
demeurent illisibles.
Pour notre part,nous avons découvert une douille de révolver portant l'inscription suivante:
aso Stf 8-44 et plusieurs autres de fusil sur lesquelles nous relevons les mêmes lettres
et chiffres que ci-dessus.Nous en noterons une portant l'inscription suivant: Kam St 42-5.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------



D'après,donc,les informations recueillis,l'immense majorité d'entre elles portaient
la mention "WRA 9 mm" et une douzaine d'autres des inscriptions différentes.
Pour cette douzaine,la provenance est incontestablement allemande.

Concernant une douille de la secpnde guerre mondiale avec marqué:"hrn".
Ces trois premières lettres indiquaient le nom de la fabrique d'armement;
"St" indiquait la nature du culot (culot acier,culot renforcé...);

- le premier chiffre était le numéro du lot,

- le deuxième indiquait l'année de fabrication.
"hrn" indiquait une fabrique de munitions située en Prusse orientale,
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ka Gerhardi u.Co.,Inh.K.Steinweg,Dr H.Steinweg u.R.Neuerb

Kam Hugo Schneider AG,Werk Skarzysko Kamienna,Pologne.

Kaw Weber u.Niezel,Dresde.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Kam" une fabrique située en Pologne,

et "aso" une fabrique à Schweinfurt.Par conséquent,une provenance allemande indéniable.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------
aso Fichtel u.Sachs,Schweinfurt.

asr HAK Hanseatisches-Kettenwerk Gmbh,Hamburg-Langenhorn.

asw E & F. Hoerster,Solingen.
----------------------------------------------------------------------------------------------------

En revanche,"WRA" indiquait la fabrique américaine Winchester,située à New Haven
dans le Connecticut.


Confirmé par la version officielle:
http://oradour-sur-glane.pagesperso-orange.fr/page_18.htm

Sur un forum de la Police dédié au tir sportif,on lit:

Il s'agit de munitions fabriquées aux Etats-Unis pendant la WWII pour le compte
de l'Angleterre.Destinées à être tirées exclusivement dans les PM (pistolets mitrailleurs)
tel que la mitraillette STEN.Parachutées à destination des F.F.I pendant la WWII
elles ne doivent pas être tirées dans un Lüger (P08) ou un Walther (P38)".

(lien ci-dessous):

http://tirsportifpolice.forumpro.fr/t2277-renseignements-munitions-marquage-wra-9mm

Ces deux dernières armes étant allemandes (de calibre 9 mm),on en déduit que les Waffen-SS
n'utilisaient pas ces cartouches,même s'ils parvenaient à en saisir.

Dès lors,que venaient faire ces centaines de douilles américaines sur le sol de l'église ?
La réponse s'impose:


- elles venaient du dépôt clandestin de munitions.

- Sont-elles parties d'elles-mêmes lors des explosions ?

- Ont-elles été tirées (et si oui par qui) ?

Sans examen du culot,on reste dans l'expectative.Mais une chose est sûre:

- ces douilles par centaines attestent,au moins,
la présence d'un dépôt de munitions dans l'église d'Oradour
.



Suite,page suivante.... study

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L'autre Histoire :
"qui n'entend qu'un son, n'entend qu'une cloche."

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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 20:19


Maquis structuré à Oradour: Le témoin malvenu.



J'en terminerai sur ce sujet avec l'apparition,52 ans après le drame,
d'un témoin très gênant pour la thèse du Oradour sans maquis:

- je veux parler de Len Cotton.



Source:
http://www.oradour.info/images/rafman01.htm

En 1946,un organe issu de la Résistance révéla que,pendant la guerre,
des aviateurs alliés tombés en territoire ennemi avaient été pris en charge
par deux réseaux d'évasion.

Un de ces réseaux,fondé par une jeune Belge de 22 ans,André de Jongh,s'appelait "Comète"
ou "Comet Escape Line".Les aviateurs récupérés étaient conduits jusqu'en Espagne
d'où ils pouvaient regagner l'Angleterre.

En 1996,un de mes amis limougeaud appela mon attention sur un article surprenant.
Il y était question d'un ancien pilote britannique,Len Cotton.

Le 25 novembre 1942,lors d'une mission,son avion fut touché au-dessus de Bordeaux
et s'écrasa non loin de Confolens.Par la suite,on lit:

" Par chance,les réseaux de résistance interviennent".
Les aviateurs anglais sont pris en charge par des paysans.
Ils seront dirigés ensuite vers Oradour-sur-Glane où ils sont cachés durant trois jours
dans le bourg.
Les hommes de la R.A.F.gagnent ensuite Limoges,Toulouse,Bilbao".


Tout cela ressemblait fort à une évasion réalisée grâce au réseau Comète.
Ci-dessous l'extrait de l'article:

---------------------------------------------------------------------------------------------
Confolens:le bombardier s'écrase.

Le 25 novembre 1942.Alors que les Allemands viennent depuis quelques jours
d'envahir la zone libre,le bombardier "Wellington" de la Royal Air Force effectue
une mission en Aquitaine.
Au-dessus de Bordeaux,c'est le coup dur pour les six hommes d'équipage,
dont Len Cotton.
L'avion est touché par la "Flack".
Alors que les deux ailes sont très endommagées,l'avion s'écrase dans une forêt
de Confolens.
Par chance,les réseaux de résistance interviennent.
Les aviateurs Les aviateurs anglais sont pris en charge par des paysans.
Ils seront dirigés ensuite vers Oradour-sur-Glane où ils sont cachés durant trois jours
dans le bourg.
Les hommes de la R.A.F.gagnent ensuite Limoges,Toulouse,Bilbao.
---------------------------------------------------------------------------------------------
Réseau Comète :

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_Com%C3%A8te

Si cette histoire vraie,si vraiment,les réseaux de la résistance avaient amené
les pilotes directement à Oradour-sur-Glane afin de les confier à un réseau d'évasion,
alors il était difficile de croire qu'aucun maquis structuré n'existait dans ce village.
Len Cotton s'était-il trompé ?
Une précision donnée dans l'article me convainquait que non.
(Voy.extrait de l'article ci-dessous):

--------------------------------------------------------------------------------------------
54 ans après,Robert Chataignier a voulu ces derniers jours recueillir à Canberra
le maximum de détails:"Il n'est resté que trois nuits dans le bourg d'Oradour.
Len m'a parlé d'une famille Borie ou Laborie.
Il raconte aussi que c'est un certain "Alain" qui a pris en charge les hommes de la RAF
entre Limoges et l'Espagne.

C'est probablement l'AS qui a dû s'occuper d'eux pour les emmener vers l'Espagne.
----------------------------------------------------------------------------------------------

Robert Chataignier est décédé en janvier 2013 à l'âge de 85 ans:

http://www.dansnoscoeurs.fr/robert-chataignier/585766

Len Cotton se rappelait vaguement d'un nom de famille de là-bas:Borie ou Laborie.
Or,comme par hasard....

....Mathieu Borie était un Résistant actif à Oradour.
Sans attendre,donc,j'écrivis à ce Len Cotton.

Quelques semaines plus tard,je reçus un fax dicté par ce dernier à son ami
Christian Laloz.

L'aviateur me donnait des détails sur son séjour à Oradour.
Après avoir été présenté à un prêtre,il était resté deux jours et demi caché dans..
.la sacristie de l'église,le temps d'attendre que le contact soit pris avec Andrée de Jongh.
Il avait été nourri par...l'une des filles de Madame Rouffanche,surnommée "Danielle".
A la gare de Limoges,il avait rencontré Andrée de Jongh.
Ces informations permettaient de conclure qu'un maquis structuré existait à Oradour,
qu'il se servait de l'église avec la bienveillance du prêtre et que la famille Rouffanche
y appartenait.

Je comprenais donc désormais pourquoi un dépôt de munitions avait pu être organisé
sous les combles;le prêtre était dans le coup...
Et surtout,je comprenais pourquoi,après le drame,Marguerite Rouffanche avait accepté
son rôle de faux témoin afin de cacher les véritables responsabilités dans ce massacre;
sa famille était fortement impliquée dans la Résistance.

Peu après,j'eus avec Len Cotton une conversation téléphonique durant laquelle je pris
des notes manuscrites que j'ai conservées.
Sur l'avant dernière note prise le 10 septembre 1996.On lit que Len Cotton est :

"Surpris de savoir que les historiens français disent qu'il n'existait pas de Résistance
à Oradour-sur-Glane; lui il dit qu'il y avait une "grande Résistance à Oradour-sur-Glane".


Dans mon livre publié en 1997,j'ai évoqué l'histoire de Len Cotton.
A supposer que ce vieil homme ait été un fabulateur et qu'il m'ait trompé,
mes adversaires auraient dû en profiter pour dénoncer mon incompétence.
Ils n'en firent rien.



(ci-dessous:extrait de la page 182)

---------------------------------------------------------------------------------------------
- 182 -

groupe qui,de surcrît,constituait des stocks clandestins de munitions.
De là à conclure que le village abritait un réseau structuré de Résistance
et que celui-ci entreposait des explosifs dans l'église,il n'y a qu'un pas.
Ce pas,nous le franchirons,d'autant plus facilement que nous possédons
un deuxième témoignage capital pour l'Histoire.

Les révélations d'un ancien pilote de la RAF.

Il y a quelques mois,un policier français,Robert Chataignier,lors d'un voyage
en Australie,rencontra un vieil homme qui,dans son jardin de Canberra,
avait reconstruit Oradour en miniature.
Len Cotton (c'est son nom) lui raconta son histoire pendant la guerre,il avait été pilote
à la Royal Air Force.Le 25 novembre 1942,son appareil fut touché par la DCA
allemande alors qu'il effectuait une mission au-dessus de Bordeaux.
L'appareil s'écrasa à Confolens,non loin d'Oradour.
Les six membres d'équipage,qui avaient survécu,furent immédiatement
pris en charge par les paysans de Confolens.
D'après L.Cotton,lui et ses camarades furent emmenés à...Oradour-sur-Glane
où ils restèrent cachés pendant trois jours (36).
De retour en France,R.Chataignier entrepris des démarches afin de retrouver,
à Oradour,les personnes qui auraient pu se souvenir de ce pilote.
Un article,en forme d'appel à témoins paru dans le Populaire du Centre.
L'histoire de L.Cotton était résumée
----------------------------------------------------------------------------------------------


En 2001,le concepteur du Centre de la mémoire d'Oradour,Jean-Jacques Fouché,
publia son ouvrage sur le drame du 10 juin 1944.
Une fois le livre en main,ma première initiative fut de regarder l'index des noms
afin de savoir ce que l'auteur allait dire de Len Cotton.
Je pus alors m'apercevoir que Jean-Jacques Fouché n'en disait rien,absolument rien.
La lecture complète de l'ouvrage me le confirma.
A plusieurs reprises,pourtant,il attaquait les révisionnistes,qu'il qualifiait de "négationnistes".
Mais il se gardait bien d'évoquer le cas de Len Cotton.

Encore aujourd'hui,j'analyse son silence comme un aveu:

- l'aveu que l'histoire de cet ancien pilote de la R.A.F. est vraie,
donc qu'il y avait un maquis structuré à Oradour-sur-Glane.

(ci-dessous extrait de la page 217 du livre de Jean-Jacques Fouché):

------------------------------------------------------------------------------------------
auparavant jamais entendu parler ni de Lidice (9) ni d'Oradour (10).
Les négationnistes se sont lovés dans la version des SS pour tenter d'inverser
les responsabilités.
Ils traitent différemment les récits des victimes et des SS.Ils cherchent,
et croient découvrir,des contradictions dans ceux des victimes,selon une méthode
qui leur est propre (11),
et ils accordent à ceux des SS une confiance inébranlable. p.217

Le récit des négationnistes reprend celui des SS: il ne nie pas la réalité du massacre
mais le justifie par des activités particulières,ponctuelles,localisées de résistants.
Des résistants,réfugiés espagnols et Juifs,auraient caché armes et munitions.
Ils sont donc responsables du massacre.
Le récit négationniste est particulièrement instable:il comporte d'importantes variations.
---------------------------------------------------------------------------------------------

Cela dit,une question reste posée:

- pourquoi les Waffen-SS sont-ils venus à Oradour ce samedi 10 juin 1944 ?


Suite,page suivante.... study

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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 21:01


LES RAISONS DE LA VENUE DES WAFFEN SS A ORADOUR.



Le débarquement allié en Normandie eut lieu le 6 juin 1944.
A cette date,la division Das Reich cantonnait dans le sud de la France.
A cette division appartenait le régiment Der Führer qui jouera un rôle dans l'affaire d'Oradour.
Ayant reçu l'ordre de se rendre sur le théâtre des opérations, Das Reich
arriva à Limoges à l'aube du 9 juin.


Dans la journée,un événement fâcheux survint:



Un gradé de la division,Helmut Kämpfe ,qui commandait le 3ème bataillon du régiment
Der Führer ,fut capturé par les maquisards de Jean Canou.

L'enlèvement eut lieu à la Bussière,non loin de Saint-Léonard-de-Noblat,à l'Est de Limoges.
Des recherches ordonnées immédiatement restèrent vaines.
Pour les Allemands,il était nécessaire de tout mettre en œuvre afin de retrouver l'officier disparu.
(voy.carte ci-dessous):



Deux événements allaient orienter l'enquête.Le 9 juin au soir:

" le bureau de renseignements du SD de Limoges fit part au régiment d'indications fournies
par les services de liaison français selon lesquels un poste de commandement des maquis
se trouvait à Oradour-sur-Glane".




(Otto Weidinger)

(Voy.ci-dessous:extrait de la page 24 du livre d'Otto Weidinger)

--------------------------------------------------------------------------------------------------------
Otto Weidinger,Tulle und Oradour,Eine deutsch-französische Tragödie. P.24

das Regiment und für die Division;denn er war einer der SPW-Spezialisten
und der Kommandeur des einzigen,SPW-Bataillons in der Division.
Sämtliche Einheiten wurden über diesen Fall unterrichtet,die jedoch alle
ergebnislos verliefen.
Inzwischen teilte die SD-Dienststelle Limoges dem Regiment mit,daB sich nach Berichten ihrer
französischen Verbindungsleute in Oradour-sur-Glane ein Gefechtsstand
des Maquis befände.(9 juin 1944).
In den Abendstunden erhält Stubal.Weidinger,der zur informatorischen
Dienstleistung zum Regimentsstab,DF.
-------------------------------------------------------------------------------------------

Le 10 juin au matin,un autre gradé de la Das Reich, Gerlach,se présenta au poste
de commandement.
Complètement épuisé et en sous-vêtements,il raconta qu'il avait été enlevé la veille
par des maquisards,en compagnie de son chauffeur.

( voy.ci-dessous,extrait de la page 14 du livre de Otto Weidinger)



-------------------------------------------------------------------------------------------
Otto Weidinger,Tulle und Oradour,Eine deutsch-französische Tragödie.
P.14


in den frühen Morgenstunden des 10.Juni kommt Obersturmführer Gerlach,Ordonnanzoffizier
der Sturmgeschütz-Abteilung 2, "Das Reich" in völlig erschöpftem Zustand
und nur in Unterkleidern zum Regimentsgefechtsstand und berichtet dem Regimentskommandeur über seine Erlebnisse.
Diesen Berich hat er vor dem Hamburger Amtsrichter Dr Mey-
------------------------------------------------------------------------------------------

L'enlèvement avait eu lieu dans la région de Nieul où ses hommes cantonnaient.
(voy.carte ci-dessous:N-O de Limoges):



De là,ils avaient été emmenés dans un village à l'entrée duquel ils avaient lu
le panneau:"Oradour-sur-Glane".Après être restés là plusieurs dizaines de minutes,
ce qu'il leur avait valu d'être l'objet de la curiosité d'habitants et de maquisards locaux,parmi lesquels des femmes,ils avaient été emmenés plus au Nord,
vers Bellac,plus exactement dans un bois qui devait être leur lieu d'exécution.
(voy.carte ci-dessous):

(voy.extrait de la page 15 du livre d'Otto Weidinger):

---------------------------------------------------------------------------------------------
Otto Weidinger,Tulle und Oradour,Eine deutsch-französische Tragödie.
P.15


Mein Fahrer und ich wurden zum PKW zurückgezerrt,wir muBten wieder einsteigen
und unter Bewachung abfahren.Ich sah nach einiger Zeit Ortsschilder,so daB
ich mich orientieren konnte,dann kam ein Schild am Eingang eines Dorfes,
auf dem stand:Oradour-sur-Glane.
In der HauptstrasBe von Oradour-sur-Glane hielten wir an.Wir muBten
aussteigen.
Wir wurden von Maquis und vielen Neugierigen umringt.Ich sah viele Uniformierte,
Auch Frauen mit gelber Lederjacke und mit Stahlhelm.
Die Bevölkerung nahm von Minute u Minute eine immer drohendere Haltung.
Deshalb lieB ein Uniformierter uns wieder
----------------------------------------------------------------------------------------------

Mais Gerlach était parvenu à fuir,alors que son chauffeur tombait sous les balles,
et il avait profité de la nuit pour rejoindre Limoges.
(voy.ci-dessous,extrait de la page 17 d'Otto Weidinger):

--------------------------------------------------------------------------------------------
"Rapport Gerlach",suite (O.Weidinger,p.17).

ner wollte Einwendungen machen,er wurde aber grob vom Kommandanten
angefahren.
Der Kommandant rief nun einige Franzosen,die ebenfalls eine blaue Uniform trugen,
heran und gab ihnen,soweit ich aus den Zeichen und Bewegungen verstehen konnte,
den Befehi,uns in den wald zu führen und uns zu erschieBen.
Mein Fahrer erkannte die Situation ganz kiar,darum sträubte und sperrte er sich,mitzugehen;
die Franzosen,die um uns herumstanden,stürzten sich wutentbrannt auf ihn und fielen
über ihn her.Diesen Augenblick nahm ich wahr,schnell vonweg in den nahen Wald
und das Gebüsch zu laufen.
Ich rannte,was ich konnte;denn es ging um mein Leben.
Ich hörte Schüsse;ich drehte mich um und sah,wie mein Fahrer zusammenbrach.
Ich stürzte vorwärts,suchte Schutz hinter mir her,einige Schüsse gingen an meinem Kopf vorbei.
Ich wechselte dauernd die Richtung.Durch diese Täusschungen und unter dem
Schulz der Dämmerung gelang es mir,zu entkommen.
------------------------------------------------------------------------------------------

Sans surprise,du côté français,l'histoire de cet officier capturé et amené à Oradour
où il avait pu voir des maquisards fut écartée d'un revers de la manche.
Dans cet ouvrage officiel,les auteurs citaient le journal de bord du général allemand
Fritz von Brodowski.
A la date du 14 juin,il avait mentionné l'enlèvement de Gerlach,près de Nieul,et sa fuite.
Mais on nous assurait que "rien n'avait confirmé" cet "incident".

Dans le livre : DOCUMENTS POUR SERVIR A L'HISTOIRE DE LA GUERRE
(CRIMES ENNEMIS EN FRANCE) - ORADOUR-SUR-GLANE -
Office français d'édition,on lit:

-----------------------------------------------------------------------------------------------
n° 39).

"11-6-44 (page 40). - La situation reste incertaine dans la région de Limoges.
Au cours d'une action de la troupe,le 10 juin 1944,la localité d'Oradour-sur-Glane
(31 km.S.O.de Limoges) fut réduite en décombes et en cendres."
A la date du 14 juin,il invoque un incident qui aurait eu lieu à Nieul
et que rien n'a confirmé (même pièce).

" 14-6-44 (page 54). - Une communication téléphonique en provenance d'Oradour
(30 km.S.O.de Limoges) signale ce qui suit: 600 personnes furent tuées.
Un Untersturmführer de la S.SPz.Div."Das Reich" avait été fait prisonnier à Nieul
(8 km.N.O.de Limoges).Il put s'enfuir.L'on trouva les lettres d'un Oberzahlmeister
(trésorier) et des traces de mauvais traitement.Toute la population mâle fut fusillé.
----------------------------------------------------------------------------------------------

Quarante-huit ans plus tard,cependant,tout changea:
Dans Le Populaire du Centre,le journaliste mentionna l'histoire de l'officier
allemand et précisa:

" Interrogé quelques années plus tard,en 1951 (...),Gerlach racontera
son enlèvement et déclarera:

"A l'entrée du village,je vis une plaque sur laquelle était écrit Oradour-sur-Glane"....

Cette plaque Oradour-sur-Glane,il en parlera certainement au soir du 9 juin 1944
à Lammerding,et c'est peut-être à partir de là que les SS,qui avaient,de toute façon,
prévu une opértion dans le secteur de Saint-Junien (on parlera de Saillat ou
de Chaillac), décidèrent d'exercer leurs représailles sur ce petit village,
traversé par le maquis alors qu'il détenait un prisonnier allemand".


Je laisse de côté les affirmations du journaliste concernant les "représailles"
que les Allemands auraient décidées.Je me contente de souligner
qu'en 1983,il ne fut plus possible de cacher que Gerlach avait été
kidnappé et amené à Oradour
.
Cela dit,revenons au poste de commandement de Limoges,le 10 juin 1944.

Dans la matinée,le chef du premier bataillon Der Führer,Otto Diekmann,
arriva au poste de commandement de Limoges.Là,il rapporta que:

"Des Français s'étaient présentés à son cantonnement et lui avaient indiqué
qu'un officier supérieur allemand était détenu par les maquisard à Oradour
où se trouvait un état-major du maquis et où Kämpfe devait être exécuté
dans la soirée au cours d'une réunion publique,et ensuite brûlé.
La population civile,d'après ces indications,faisait cause commune avec
les maquisards."



(Otto Diekmann)

(ci-dessous:extrait de la déposition d'Otto Weidinger le 4 mai 1949)

---------------------------------------------------------------------------------------------
Déposition d'Otto Weidinger,ancien commandant du 4ème bataillon du régiment
"Der Führer",devant la commission d'instruction du Tribunal de Bordeaux.
4 mai 1949,p.2
.

Le lendemain,se présenta au PC du Colonel STADLER,un soldat porteur
des pièces d'identité de KEMPFE,qu'il avait trouvées dans une rue de Limoges.
STADLER en déduisit que KEMPFE était encore en vie,avait été amené à Limoges
et avait jeté ses papiers en route.
Plus tard,dans la matinée,se présenta DICKMANN,qui fit au Colonel STADLER,
le rapport suivant:

- Des Français s'étaient présentés à son cantonnement et lui avaient indiqué
qu'un officier supérieur allemand était détenu par les maquisards à Oradour
où se trouvait un état-major du maquis et où KEMPFE devait être exécuté
dans la soirée au cours d'une réunion publique,et ensuite brûlé.
La population civile,d'après ces indications,faisait cause commune avec les maquisards.
DICKMANN indiquait sur une carte d'état-major l'emplacement d'Oradour et selon
toute vraisemblance
---------------------------------------------------------------------------------------------

Persuadé que l'officier prisonnier mentionné par les deux civils français ne pouvait
être que KEMPFE,dont il était l'ami: "Diekmann paraissait surexcité et demandait
au colonel (Stadler) l'autorisation de se rendre à Oradour avec une compagnie
de son bataillon pour délivrer,coûte que coûte,Kämpfe."


(ci-dessous:extrait de la déposition d'Otto Weidinger du 4 mai 1949)

------------------------------------------------------------------------------------------------
Déposition d'Otto Weidinger,ancien commandant du 4ème bataillon
du régiment "Der Führer",devant la commission d'instruction du Tribunal de Bordeaux.
4 mai 1949,p.2
.

La population civile,d'après ces indications,faisait cause commune avec les maquisards.
DICKMANN indiquait sur une carte d'état-major l'emplacement d'Oradour et,selon toute
vraisemblance,il ne connaissait qu'une localité de ce nom,car il disait Oradour tout court.
DICKMANN paraissait surxcité et demandait au colonel (STADLER) l'autorisation de se rendre
à Oradour avec une compagnie de son bataillon pour délivrer,coûte que coûte,KEMPFE.
------------------------------------------------------------------------------------- -----

Interrogé en 1947,l'adjoint du colonel Stadler,Hans Werner, raconta:

" Le chef de corps l'y autorisa et lui donna la mission suivante:

- 1) anéantir le poste de commandement du maquis;

- 2) fouiller le village et rechercher Kämpfe;

- 3) il importait au régiment de faire un maximum de prisonniers afin de pouvoir échanger,
le cas échéant,Kämpfe contre ceux-ci."


(ci-dessous :extrait de la déposition de Hans Werner du 20 novembre 1947):

----------------------------------------------------------------------------------------------

Déposition de Hans Werner,adjoint du colonel Stadler,en cours d'instruction
du procès de Bordeaux,20 novembre 1947,p.2.


opinion,KEMPFE devait s'y trouver.Il demanda donc l'autorisation de monter
une expédition contre le village.Le Chef de Corps l'y autorisa et lui donna
la mission suivante:

1° anéantir le poste de commandement du maquis;

2° fouiller le village et rechercher Kämpfe;

3° il importait au régiment de faire un maximum de prisonniers afin de pouvoir échanger,
le cas échéant,Kämpfe contre ceux-ci.

Cet ordre fut donné à peu près à l'époque des pourparlers avec un des officiers
du maquis qui devait prendre contact avec le P.C. de la résistance...
La mission donnée à KEMPFE était donnée verbalement.Moi-même j'ai assisté
en partie à la conversation.
--------------------------------------------------------------------------------------------

Voilà donc,d'après les Allemands,l'origine directe de l'expédition à Oradour:

- il s'agissait non pas de brûler le village et de massacrer la population en représailles
mais de tenter,par la négociation ou par la force,

- de libérer un officier supérieur probablement emprisonné là.

Agissant selon une procédure habituelle,les soldats ont séparé les hommes
des femmes et des enfants.
Ce dernier groupe fut parqué dans l'église afin d'y être mis en sécurité.
Puis les hommes furent emmenés,par groupes,dans des granges afin d'y être
plus facilement gardés par quelques sentinelles pendant que les Waffen-SS
procédaient à des perquisitions dans les habitations.
Alors que les recherches se déroulaient,permettant la saisie de nombreuses armes
et munitions,une énorme explosion avait secoué l'église,déchiquetant les femmes
et les enfants qui se trouvaient dans la nef.Pris dans cet engrenage infernal,
les Waffen-SS avaient mitraillé les hommes avant de se ruer à l'église.
Voilà pourquoi aujourd'hui,je maintiens qu'Oradour est une action policière
qui a mal tournée.
L'erreur du commandement allemand fut de ne pas avoir fouillé préalablement
l'église....

Je souligne d'ailleurs que,loin d'être félicité par ses supérieurs,Dickmann fut averti
qu'une information judiciaire serait ouverte contre lui.En 1949,Otto Weidinger raconta:

" Stadler fit à Dickmann les plus vifs reproches et lui dit qu'il allait rendre compte
de ces événements au général commandant la division,ce qui entraînerait l'ouverture
d'une information judiciaire.
Il lui disait :"Dickmann cela va vous coûter très cher".

(ci-dessous :extrait de la page 3 du livre d'Otto Weidinger):

-------------------------------------------------------------------------------------------------
Je crois devoir vous préciser que DICKMANN et KEMPFE étaient très liés d'amitié
l'un pour l'autre.
Stadler fit à Dickmann les plus vifs reproches et lui dit qu'il allait rendre compte
de ces événements au général commandant la division,ce qui entraînerait
l'ouverture d'une information judiciaire.
Il lui disait :" Dickmann cela va vous coûter très cher".

- 3 -
----------------------------------------------------------------------------------------------

Toujours d'après Otto Weidinger:

" Tard dans la soirée du 10 juin,l'état-major de la division venant de Tulle
est arrivé à Limoges.
Stadler est allé immédiatement trouver le général Lammerding et
lui a rendu compte de l'affaire d'Oradour.
Le général Lammerding décida qu'une information judiciaire serait ouverte
dès que les circonstances le permettraient."

(ci-dessous :extrait de la page 3 du livre d'Otto Weidinger):

---------------------------------------------------------------------------------------------
- 3 -

Tard dans la soirée du 10 juin,l'état-major de la division venant de Tulle
est arrivé à Limoges.
Stadler est allé immédiatement trouver le général Lammerding
et lui a rendu compte de l'affaire d'Oradour.Le général Lammerding décida
qu'une information judiciaire serait ouverte dès que les circonstances
le permettraient.
D'autre part,Stadler m'avait envoyé trouvé le chef du S.D.de Limoges
(police allemande) pour obtenir qu'il nous soit remis un chef
---------------------------------------------------------------------------------------------





( Heinz Lammerding)


(Heinz Barth)

Suite,page suivante..... study

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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Jeu 23 Mai - 21:44


APPEL AUX AUTORITES.





Maintenant,une dernière question subsiste.

- Pourquoi le dépôt de munitions a-t-il sauté,provoquant un drame sans nom ?

Tant que les bouches seront fermées et que les archives seront inaccessibles
aux libres chercheurs (elles le seront jusqu'en 2053),nous en serons réduits aux hypothèses.

J'en privilégie deux:

- la première,que m'a soufflé Jean-Claude Pressac lors d'une conversation,invoque
un ou plusieurs enfants qui,après avoir été parqués dans l'église,auraient fini par monter
dans le clocher, y auraient joué les munitions et auraient joué avec,déclenchant
une première explosion;

- la deuxième invoque des maquisards qui se seraient cachés dans l'église et qui,
ayant été découverts (suite à une dénonciation par exemple),auraient tenté de fuir,
provoquant une bataille puis l'explosion fatale.

Personnellement,je privilégie la deuxième.
Non pour accabler la Résistance,mais pour deux raisons:

1) au niveau du sol,les endroits de l'église les plus abîmés sont ceux qui comportaient
des sorties secondaires : la chapelle sainte Anne et la sacristie;

2) des impacts de balles assez nombreux pour être mentionnés par le commissaire Massiéra
se trouvaient au niveau d'une fenêtre de la sacristie,suggérant que des coups de feu avaient
été échangés entre assaillants et assaillis.
Je me demande donc si,au niveau de ces sorties,des maquisards n'auraient pas tenté de fuir,
se heurtant aux Waffen-SS.
Naturellement,d'autres scénarii peuvent être imaginés.Mais encore une fois,toute la lumière
pourra être faite lorsque,enfin,les archives seront ouvertes.
Voilà pourquoi je lance un appel aux autorités et plus particulièrement à M.le Président
de la République:

- je leur demande publiquement,je lui demande l'autorisation de me laisser consulter
les archives détenues au village du Blanc,dans l'Indre,ou ailleurs.
Si les autorités sont sûres que la version officielle est véridique,alors elles n'ont rien à craindre.


Vincent Reynouard.




Source :SANS CONCESSION n° 81-82,Avril 2013,pp.30-128.

La version officielle: scratch

http://www.ina.fr/video/AFE86002828

http://www.ina.fr/video/AFE86002828

http://maquisardsdefrance.jeun.fr/t8520-oradour-sur-glane-recit

http://www.memoiredoradour.com/la-planification-du-massacre.html

http://www.france-voyage.com/photos/visionner-oradour-sur-glane-8382.htm

http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/cegn/Actus/Devoir-de-memoire-a-Oradour-sur-Glane-Haute-Vienne





Compléments d'informations: study scratch

http://www.phdnm.org/oradour.html

http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/oradour_yc.htm

http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/oradour_resume.htm

http://www.vho.org/aaargh/fran/polpen/Oradour/CLCora9.html




Procès de Bordeaux :






http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/oradour_proces_bordeaux.htm

Liste complète des victimes d'Oradour-sur-Glane:

http://static.blog4ever.com/2006/01/63466/artfichier_63466_75116_201004121714651.pdf


Commande DVD sur la contre-enquête,ci dessous
: study

http://www.phdnm.org/boutique.html

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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Ven 24 Mai - 11:05



ORADOUR : Le FN est tombé sur la tête.


Lien ci-dessous:

http://www.frontnational.com/2013/04/le-village-doradour-sur-glane-sera-t-il-sacrifie-sur-lautel-de-lausterite-budgetaire/

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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   Mer 12 Juin - 0:19


Vidéo sur la contre-enquête :

http://spartiate.tonempire.net/t796-v-reynouard-expose-les-resultats-de-sa-contre-enquete-sur-le-drame-d-oradour-sur-glane#1883

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MessageSujet: Re: Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....   

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Oradour-sur-Glane :la contre-enquête de....

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