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(Noël 1941​)

Exemple de quelques pages d'Histoire "occultées" dans nos livres d'Histoire.... JO 1936 à Berlin : (Au dernier moment, toutefois, le comité américain, qui craignait les équipes hollandaise et allemande, revint sur sa décision. J. Owens et R. Metcalfe furent choisis aux dépens des deux athlètes… juifs. (S. Stoller et M. Glickman)(voir photo suivante) Le Bétar en uniforme avec son drapeau à Berlin: "En Histoire, la croûte, c’est le mensonge en lui-même, le pus, c’est l’occultation qui l’accompagne. N’hésitons pas à inciser et à tout purifier …"


Le saviez-vous ? Shocked

" Les Juifs déclarent la guerre aux Allemands en 1933."

"La Judée déclare la guerre à l'Allemagne"
Discours d'Adolf Hitler contre le Nouvel Ordre Mondial.

Le saviez-vous ? Shocked
Qu'est-ce que le fascisme ? scratch - Petite leçon rapide sur le fascisme.
« Quatre années d’Allemagne d’Hitler vues par un étranger » de Cesare Santoro. study

Affiche de propagande NS: (" On y voit une série d'animaux saluer Goëring.En haut à droite: un signe disant " Vivisection interdite" ( vivisection verboten ). (" Les animaux de laboratoires saluant Hermann Göring" )

Ces Nazis Noirs qui soutenaient Hitler. scratch
La liberté d'expression au "pays des Droits de l'Homme", c'est ça.... />
...hélas, d'autres "démocraties" embastillent ses citoyens pour délit d'opinion,voyez cette vidéo >
C'est un proverbe populaire utilisé par Shakespeare: "Henry IV", Première Partie, Acte III, scène 1, page 640 édition La Pléiade, traduction de Victor Hugo: << Dites la vérité, et vous humilierez le diable. >>
Ursula Haverbeck explique pourquoi l'Holocauste est le plus grand et le plus persistant mensonge de l'Histoire.
Ursula Haverbeck, 87 ans, est condamnée à dix mois de prison ferme !
Ursula Haverbeck, surnommée en Allemagne la « mamie nazie », a soutenu lors de son procès que « le camp d’Auschwitz n’a pas été un lieu d’extermination».
L'interview Vérité de Robert Faurisson à Méta Tour.
Démocratie dictatoriale : Wolfgang Fröhlich, en prison depuis 10 ans pour délit d’opinion. scratch
Udo Voigt (NPD): Violations des droits de l'homme en Europe : Dieudonné, Fröhlich, Haverbeck.

"Qui ne gueule pas la vérité, quand il sait la vérité, se fait complice des menteurs et des faussaires"​ (Charles Péguy)

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DEVOIR DE MEMOIRE = DRESDE, les 13, 14 et 15 FEVRIER 1945.

" Dresde : Crime contre l'humanité,impuni à ce jour...."

"Souvenons-nous: Dresde 13,14,15 février 1945"

(Sur les raids aériens, lire « L’Incendie » de Jörg Friedrich aux éditions de Fallois. 2004 study ).

HELLSTORM - Tempête Infernale:ce film racontel'histoire que les vainqueurs,encore à ce jour, ne veulent pas que vous sachiez...
6 août 1945 : "Barbarie démocratique : Hiroshima " study

« Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise pensée. C'est d'avoir une pensée toute faite. » (Charles Péguy)

"Qui n'entend qu'un son, n'entend qu'une cloche, écoutons les deux sons de cloche..."

Claude Sarraute: "notre shoa ont l'a vendu au monde entier".
Ayatollah Khamenei - "Les temps sombres sont devant nous "...
Un rabbin anti-sioniste : « la shoah a été créée par des sionistes. »

" Le professeur Faurisson a eu ​85 ans ​le 25 janvier​ 2014. Voici la vidéo qu'a composée pour lui un de nos correspondants allemands, que nous félicitons également "

" 1990, 45 ans après Nuremberg,les Sovietiques reconnaissent l'assassinat des officiers polonais dans la forêt de Katyn...."

" Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...."

L'avis de nos présidents de la république :

Nagasaki et Oradour: où est la vraie barbarie ?
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Jean Jaurès : « Le courage, c’est de chercher la Vérité et de la dire ».
Les Derniers Jours du Grand Mensonge... Shocked Aucun Juif gazé - 'I'm With You'... scratch
Un valeureux guerrier pour la Vérité !! cheers

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 24 août 1972 : mort de Lucien Rebatet.

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Spartacus

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MessageSujet: 24 août 1972 : mort de Lucien Rebatet.   Dim 24 Aoû - 8:30

24 août 1972 :
mort de Lucien Rebatet.






Lucien Romain Rebatet né le 15 novembre 1903 à Moras-en-Valloire dans la Drôme.


En avril 1929
, il entre comme critique musical au journal nationaliste et monarchiste
L’Action française,
où il écrit sous le pseudonyme de François Vinteuil, puis de François Vinneuil.

Le 30 avril 1932, il devient journaliste à Je suis partout,
où son style et ses convictions vont s’affirmer.
Il épouse Veronique Popovici, le 14 septembre 1933, à Galatz, en Roumanie.

Il signe des articles comme « Le Cinéma par ceux qui le font »,
« Les Étrangers en France. L’invasion », « Les Émigrés politiques en France ».
Outre les juifs, il attaque avec férocité le communisme, la démocratie, l’Église et,
après des enquêtes en Allemagne et en Italie, se proclame fasciste.


Mobilisé en janvier 1940
, Lucien Rebatet est libéré le 15 juillet 1940
et rejoint Vichy où il travaille à la radio.
De retour à Paris, après un passage au journal Le Cri du peuple de Jacques Doriot,
il revient à Je suis partout.



En 1942, il publie Les Décombres, où il désigne les Juifs, les politiques
et les militaires comme responsables de la débâcle de 1940 ,
sans pour autant épargner les autorités de Vichy.
Il y explique que la seule issue pour la France est de s’engager à fond
dans la Collaboration avec l’Allemagne.

Ce pamphlet est tiré à quelque 65 000 exemplaires sous l’Occupation,
et le livre est désigné comme « livre de l’année » par Radio Paris.



(Le Matin, 27 février 1943)



Son dernier article, publié le 28 juillet 1944,
s’intitule « Fidélité au national-socialisme ».
Mais le vent a tourné, et Rebatet fuit vers l’Allemagne.
On le retrouve à l’automne en compagnie de Louis-Ferdinand Céline,
exilé comme tant d’autres à Sigmaringen
(où d’anciens membres du gouvernement de Vichy créent un gouvernement en exil
qui tiendra jusqu’en avril 1945).



À la suite d’un mandat d’arrêt lancé par le juge Zousmann, chargé de l’instruction,
Lucien Rebatet est arrêté à Feldkirch le 8 mai 1945,
il est jugé le 18 novembre 1946 en même temps que deux journalistes  
de Je suis partout, Claude Jeantet.



Rebatet et Cousteau sont condamnés à mort,
Jeantet aux travaux forcés. Tous trois sont frappés d’indignité nationale.


Le 10 avril 1947
, après l’élection de Vincent Auriol à la présidence de la République,
la condamnation à mort de Lucien Rebatet et de Pierre-Antoine Cousteau est commuée
en peine de travaux forcés à perpétuité, après cent quarante et un jours de chaînes.
Sur le mur de sa cellule, Rebatet grave cette citation tirée du roman de Stendhal,
Le Rouge et le Noir :
« Je ne vois que la condamnation à mort qui distingue un homme.
C’est la seule chose qui ne s’achète pas
. »



Il sera finalement gracié.

Dans Dialogue de vaincus cosigné avec Pierre-Antoine Cousteau en 1950
à la prison de Clairvaux, il relate, dans un dialogue avec son codétenu qui prend la forme
de confessions, le sens de leurs engagements, leurs désillusions et leurs visions de l’avenir.



Détenu à Clairvaux, il achève en prison un roman commencé à Sigmaringen :
Les Deux Étendards, qui sera publié par Gallimard en 1951



Libéré le 16 juillet 1952 et d’abord assigné à résidence, Lucien Rebatet revient à Paris en 1954.




Il reprend alors son activité de journaliste.
En 1958, on le retrouve à Rivarol et durant 20 ans,
il tient pour Ecrits de Paris durant la chronique musicale.



Lors de l’élection présidentielle de 1965, opposé à la candidature de Charles de Gaulle,
Rebatet soutient au premier tour Jean-Louis Tixier-Vignancour,
puis, au second, François Mitterrand.
Ce choix, paradoxal en apparence, est d’abord dû à un antigaullisme demeuré intact,
mais aussi à sa fidélité à l’idéal européen.
Rebatet est désormais prêt à transiger avec la démocratie,
seule capable selon lui d’unifier l’Europe après la défaite du fascisme.

Il est ensuite rédacteur à Valeurs actuelles et Spectacle du Monde.


Le 24 août 1972, Lucien Rebatet est terrassé
par une crise cardiaque dans sa maison de Moras-en-Valloire
où il séjournait avec son épouse.









Source :  study



http://la-flamme.fr/category/non-classe/

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Spartacus

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MessageSujet: Re: 24 août 1972 : mort de Lucien Rebatet.   Dim 24 Aoû - 10:30





Lucien Rebatet
: un destin fracassé…



Jean Mabire
, National Hebdo du 4 février 1993.





En publiant les Lettres de prison qu’écrivit Lucien Rebatet entre 1945 et 1952
à son ami Roland Cailleux, la jeune maison d’édition qui porte le joli nom
de Dilettante ne se soucie certes pas de rouvrir quelque procès posthume.
Rien de commun avec le scandale attendu qui devait suivre la parution récente
du Journal de Drieu La Rochelle, autre écrivain maudit.

Ici, il n’est pas question de politique, mais de littérature.

C’est peut-être le plus grand intérêt de ce petit livre de nous révéler un Rebatet inconnu.
Certes toujours aussi violent et abrupt dans ses jugements.
Mais celui qui fut sans nul doute le plus grand polémiste des « années noires » apparaît,
au delà même de tout réflexe de défense, comme foncièrement obsédé
par des problèmes artistiques.

Toujours haï de ses ennemis et souvent critiqué par ses amis, c’est d’abord un écrivain
et même un grand écrivain, auteur de deux chefs-d’œuvre aussi incontestables que
Les Décombres et Les deux étendards,
quoi que l’on pense de ses parti-pris politiques et religieux.

Son savoir en peinture comme en musique était immense et il créa un genre nouveau :

- la critique cinématographique.

En dépit de ses engagements et de ses foucades, il fut aussi,
avec quelque huit mille articles à son actif, un prodigieux journaliste,
lié à Je Suis Partout pour le meilleur et pour le pire.

Même si certains voudraient séparer son œuvre proprement littéraire des violentes
prises de position que devait prendre le plus talentueux et le plus extrémiste
des journalistes partisans de la collaboration avec l’Allemagne nationale-socialiste,
on doit reconnaître que Lucien Rebatet est tout d’une pièce.

Après avoir été le pamphlétaire le plus en vue du clan des «ultras»
pendant l’Occupation, il a cru que même ses adversaires rendraient un jour hommage
à son talent littéraire, qu’il plaçait pour sa part très haut.
Parti de rien, il se crut promis à tout et accueillit défaites et échecs avec une hargne grinçante,
entrecoupée de fulgurantes trouvailles, qui font de ce romantique impénitent
un classique de l’imprécation.

Fils du notaire de la bourgade, il naît le 15 novembre 1903 à Moras-en-Valloire, dans la Drôme.
Il se sent d’emblée plus Dauphinois que Provençal, même si sa mère, née Tampucci,
avait des ascendances poitevines, parisiennes et italiennes.
Il se singularisera d’ailleurs par une horreur quasi physique de la province
et de tout ce qui peut ressembler au penchant régionaliste, se moquant toujours
des velléités autonomisantes des Félibres et autres Occitans.

Ses études chez les Pères Maristes et son service militaire dans un régiment d’infanterie
lui laissent de solides notions de théologie et un goût prononcé pour le folklore militaire
et toutes ses gaillardises.

Passionné de musique et de peinture.

Etudiant à Lyon, dont il saura rendre toute la brumeuse atmosphère, puis à Paris,
il ne vit que pour la musique et la peinture, dans une exaltation artistique qui évoque
les engouements les plus passionnés de la jeunesse du siècle précédent.
Employé d’assurances au plus bas salaire, il se soucie peu de ces années de misère,
puisqu’il réside à Montparnasse, copinant avec les artistes les plus cosmopolites
de ce qu’on appellera un jour « les Années folles ».

S’il lit L’Action Française, ce n’est pas tellement qu’il partage les idées
de Maurras et de Daudet, c’est qu’il estime ce quotidien monarchiste
le seul journal bien écrit.
Il rejoint pourtant cette équipe et va tenir la rubrique des concerts, avant de prendre,
sous le nom de François Vinneuil, la critique cinématographique.

Il se lie dès le début des années trente avec les jeunes royalistes de sa génération,
comme Brasillach ou Maulnier, et va devenir un des piliers
de l’hebdomadaire Je Suis Partout, que dirige alors Pierre Gaxotte, futur académicien.

Cet itinéraire sera évoqué d’une manière fort alerte dans Les Décombres,
contrepoint tonitruant à l’aimable Notre Avant-Guerre de son ami Brasillach.

De ce torrent de près de sept cents pages, il ressort certes plus une attitude que des idées.
Rebatet a écrit quelque part qu’il n’est pas de problème qui ne puisse se régler
avec un caporal et quatre hommes …

Derrière cette boutade, on découvre un fascisme élémentaire et caricatural,
un fascisme tel que le voient les antifascistes, fort éloigné de la construction maurrassienne
qui devait vite paraître bien trop intellectuelle à quelques jeunes gens impatients.
La défaite, vécue au cours d’une courtelinesque expérience militaire le trouve bien décidé
à jouer un rôle à sa mesure dans le Paris de l’Occupation,
où reparaît Je Suis Partout, en mars 1941.
L’hebdomadaire, qui tirait à 50 000 exemplaires avant la guerre, connaît un incroyable succès
et va atteindre les 300 000 en 1943, parvenant à naviguer entre Jacques Doriot
et Marcel Déat sans être inféodé directement à aucun parti et se contentant de devenir,
au fil des semaines, l’organe agressif du fascisme français le plus extrême.

La parution des Décombres, chez Denoël en juillet 1942
est un prodigieux succès de librairie, le plus grand peut-être de la guerre,
avec ses cent mille exemplaires en quelques jours, malgré la crise du papier.
Rebatet va vite devenir prisonnier de son personnage de vedette polilico-littéraire
du petit monde collaborateur.
Avec Cousteau, Laubraux, Lesca et quelques autres,
il proclame qu’il s’agit de ne pas « se dégonfler »,
même si le communiqué militaire devient de jour en jour plus favorable aux Alliés.

Tout cela ne peut que se terminer par l’exil en Allemagne, une condamnation à mort
et plus de quatre mois aux chaînes, en attendant chaque matin le poteau et ses douze fusils.
Ce sera la grâce et le bagne de Clairvaux.

Comparé à Stendhal.

Rebatet est libéré en juillet 1952, après plus de sept ans de prison.
Depuis longtemps, il travaille à un énorme roman, qu’il nomme d’abord Ni Dieu, ni Diable,
puis La Théologie lyonnaise, avant de lui donner son titre définitif : Les Deux Etendards.

Le livre paraît au début de l’année 1952, peu avant sa libération.
C’est, une fois encore, une œuvre «colossale», en deux tomes
d’un demi-millier de pages chacun.
Si l’on y rencontre les trois personnages de tout drame amoureux,
on constate vite que tout l’intérêt de l’entreprise se situe sur un plan plus religieux
que romanesque.

Roman-thèse de l’antichristianisme le plus virulent, il a du moins le mérite essentiel
de poser les vrais problèmes des fins dernières et de la foi.
Le livre aura ses admirateurs, fanatiques, qui se laisseront emporter par une démarche
allègre qui gomme les inévitables longueurs de cette confrontation,
passant de l’inquiétude spirituelle à des élans charnels d’une verdeur peu commune.
Certains tiennent ce livre pour le plus grand roman du siècle et crient au Stendhal
comme on crie au génie.

Cet auteur, sur lequel on ne peut plus faire tout à fait silence, publie encore un bref roman,
Les Epis mûrs, et une monumentale Histoire de la Musique.
Il garde dans ses tiroirs d’énormes manuscrits qui ont pour titre Margot l’enragée
et La Lutte finale, inachevés et sans doute inachevables.
Il a naguère rédigé plusieurs centaines de pages qui seraient une suite des Décombres
et tenu un Journal, de sa sortie de prison à sa mort, le 24 août 1972, dans son village natal.

« Vingt ans de choses vues » !

Sont-elles publiables ?
Certains l’espèrent.
Beaucoup l’attendent.
Quelques-uns le redoutent .
Mais il faut encore patienter pour savoir si le Rebatet de la paix
sera aussi scandaleusement insolite et insolent que le Rebatet de la guerre.

Lucien Rebatet ; Lettres de prison, 1945-1952,
adressées à Roland Cailleux.
Edition établie par Rémy Perrin, 286 pages. Le Dilettante.


_________________
 

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Spartacus

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MessageSujet: Re: 24 août 1972 : mort de Lucien Rebatet.   Lun 25 Aoû - 12:38

« Radioscopie » : Lucien Rebatet.

Voici de larges extraits de l’émission « Radioscopie » par Jacques Chancel
sur France Inter avec comme invité Lucien Rebatet1970.



(En 1942, Lucien Rebatet dédicace « Les Décombres » à la librairie Rive Gauche)





Jacques Chancel :


" Lucien Rebatet, vous avez choisi Hitler, ce qui,
pour les Français, était une trahison.
Vous avez été condamné à mort, et peut-être vous êtes-vous renié.
Vous avez été gracié et peut-être avez-vous été surpris.
Ma première question va peut-être vous surprendre :

- avez-vous honte de tout ce qui s’est passé ?
"




Lucien Rebatet :

" Ah ! pas le moins du monde !
Si j’avais honte, je ne serais pas à ce micro.
Je me suis battu pour la cause que je croyais bonne [...]
A partir de 1934, j’ai vu les choses tourner très mal.
A tort ou à raison, je n’en sais rien.
Enfin, plus exactement,
les événements de 1940 m’ont donné raison à bien des titres.

Appartenant à l’Action française, j’avais toujours été, non pas antigermain,
mais hostile au pangermanisme.
La preuve ? Je me suis abonné à L’Action française en 1927
pendant que je faisais mon service en Rhénanie.
Là, j’étais en contact avec l’Allemagne et je voyais renaître le pangermanisme ;
je voyais les affiches du père Hindenburg dans toutes les gares,
dans toutes les rues, et je trouvais cela très dangereux.

J’étais à ce moment-là, partisan de casser la figure à Hitler
. "



J. .C. :

"Vous avez vite changé après ! "




L. R. :

" Ce n’est pas que j’ai changé… Non pas du tout.
J’étais partisan de lui casser la figure.
Mes amis de gauche, à ce moment-là d’ailleurs, se moquaient de moi ;
ils me disaient :
« Cela va être un phénomène extrêmement passager.
Le peuple allemand le balaiera rapidement ».
Moi, j’allais en Allemagne et je rapportais les images, dans mes reportages,
d’un peuple qui était tout à fait, tout entier derrière son Führer.
Alors, cela irritait déjà les gens.
Raconter la réalité passait pour une sorte de nazisme
."



J. .C. :

" Vous êtes l’auteur de deux livres très importants,
le premier aux responsabilités illimitées :

- Les Décombres et Les Deux étendards… Parlons des Décombres.
Vous vous voulez pamphlétaire, vous êtes souvent excessif, toujours horrible,
parfois juste […]
Vous rendez-vous compte que vous avez mis en marche une mécanique dangereuse…
aux retombées dramatiques ?
"



L. R. :

" Je me rends très bien compte de l’importance que j’ai pu avoir.
J’ai toujours protesté contre les écrivains… contre les opinions politiques
qu’ils peuvent défendre dans leurs livres sans les engager, en quelque sorte.
La thèse de libéralisme dans ces opinions me paraît absurde.
J’ai été condamné à mort, j’ai trouvé que c’était normal
."



J. .C. :

" Trouvez-vous normal d’avoir été gracié ? "



L. R. :

" Oui, étant donné que les fabricants du mur de l’Atlantique
avaient quatre ans de prison.
Tout devenait anormal au niveau des journalistes… et des policiers qui,
ayant travaillé avec les mandats des juges, repassaient devant ces mêmes juges
qui les condamnaient à mort.
Ce sont les deux catégories de Français qui ont payé le plus cher.
Mais oublions les journalistes.
Nous sommes dans certains cas des combattants.
Il faut savoir payer le bonheur d’écrire ce que l’on pense… C’était normal.
Pour les policiers ce fut ignoble…
Ces gens-là n’avaient fait qu’obéir aux ordres
. "




J. .C. :

" J’ai relu Les Décombres, Lucien Rebatet.
Votre mitraillette a couché bas une importante catégorie de Français.
Je vais vous rappeler quelques-uns de vos phrases…
"



L. R. :

" Allez-y ! "



J. .C. :

« L’espérance, pour moi, est fasciste… »




L. R. :

" Je ne peux pas dire que j’aie tellement changé à ce point de vue-là.
Il va falloir que nous montions très haut dans les digressions… Allons-y.
Je ne suis pas du tout, en principe, hostile à la démocratie, moi.
Au fond, je suis républicain.
Mais il y a une question de latitude, vous comprenez…
Cela marche très bien en Suède, pays ascétique, protestant, puritain, enfin…
puritain autrefois !
Mais en dessous d’une certaine latitude, cela ne marche plus…
Un Américain m’a dit un jour cette chose qui m’a beaucoup frappé :
« En France, vous n’avez jamais compris que la démocratie se mérite ! […]
Il est évident que les gens qui sont les plus proches de nous…
jusqu’à un certain point, s’appellent communistes.
Pourquoi ? Parce que ce sont nos ennemis mortels.
»




J. .C. :

" Je ne suis pas communiste, mais j’ai des amis…
disons des camarades dans le Parti
…"



L. R. :

"Moi je n’en ai pas . "




J. .C. :

" Manque de libéralisme ? "





L. R.
:

" Il n’est pas question de libéralisme quand il s’agit de communistes.
Avec eux, vous savez ce qu’est un délit d’opinion.
Le délit d’opinion, c’est la « bave de la vipère lubrique »…
Alors avec ces gens-là, on ne discute pas
."




J. .C. :

" C’est votre affaire… Voici une autre phrase que vous avez écrite :
« Les bras tendus à vous, mes camarades SS de toutes les nations…
»



L. R. :

" Oui, là évidemment, c’est beaucoup plus difficile à expliquer.
Il y a eu des SS qui se sont déshonorés. Les gardiens des camps, le S.D.
surtout qui était un épouvantable appareil policier.
Tout ce qui entourait Himmler n’était pas beau.
Mais la Waffen SS a eu de bons soldats.
Ils ont été peut-être très durs au combat, mais reconnaissez aujourd’hui,
on les imite un peu partout !
"




J. .C. :

" Lucien Rebatet, comment peut-on être encore raciste, de nos jours ? "




L. R. :

" Personnellement je ne suis pas raciste.
Je trouve que toutes les races ont leurs qualités.
Mais c’est le monde qui est raciste… On est là à dire :
« Enfin, c’est invraisemblable qu’il y ait encore des racistes dans le monde… »
Soyons sincères… Comment se comporte la moitié de l’univers ?
Vous croyez que les Chinois ne sont pas racistes ?
J’irai même jusqu’à dire que les Flamands, à l’heure actuelle, les Flamands,
dans leur querelle avec les Wallons le sont également.

C’est évidemment idiot d’appeler cela du racisme,
puisque nous sommes tous de la même race blanche.
Mais si vous voulez, c’est la lutte entre le Nord et le Sud…
Les Tyroliens du Tessin ne veulent absolument pas cohabiter avec les Napolitains.
Comment appelez-vous cela ?
Disons alors que c’est de la xénophobie pour ce qui concerne les frictions
entre les races blanches…
Mais ailleurs le racisme est intense. Vous ne croyez pas ?
"




J. .C. :

" Regrettez-vous toutes les phrases que vous avez pu prononcer ? "




L. R. :

" Il y a des phrases que je ne récrirais certainement pas aujourd’hui,
mais j’étais au combat…
Quand on se bat – nous nous sommes battus –, on tire.
Et si on tue l’adversaire, il est rare qu’on le regrette
."




J. .C. :

" Vous êtes reconnaissant et fidèle, tenace et rancunier…"



L. R. :

" Rancunier ?
Non… non… mais j’aime que tout le monde fasse son mea culpa.
La guerre est une chose abominable en soi ; nous avons tous notre part
de responsabilité énorme dans ces horreurs…
Aujourd’hui, je passe pour un pro-américain.
Cela ne m’empêche pas de reconnaître bien des erreurs de l’Amérique.
Pendant la guerre, on me prenait pour un horrible hitlérien…
Parce que je protestais contre les épouvantables bombardements américains
sur l’Allemagne, sur des villes sans défense comme Dresde…
"





J. .C. :

" Oui, mais vous avez vanté les « grandes qualités », le « côté épanoui d’Hitler »
et vous l’avez dit à différentes reprises…
Vous étiez vraiment l’homme de cet homme
"



L. R. :

" Je ne dis pas que le personnage ne m’ait pas impressionné
à partir d’un certain moment…
Comprenez-moi : j’avais su sa réussite en Allemagne,
sa réussite sur le plan intérieur…
Si Hitler n’avait pas fait la gaffe monstrueuse, pangermanique et stupidement raciale,
de considérer les Slaves comme un peuple inférieur, il aurait été reçu en libérateur.
La Russie venait d’attraper dix années de stalinisme… Tout le monde sait très bien ,
des quantités de soldats allemands me l’ont dit, qu’en Ukraine par exemple,
ils étaient accueillis en libérateurs.
Hélas ! quarante-huit heures après, ce bon peuple était mis aux travaux forcés.
Alors naturellement, c’était fichu.
"




J. .C. :

" Si vous n’aviez pas été amené au fascisme,
si vous n’étiez pas devenu par la force des événements,
le héraut de cette conduite à droite… vous auriez pu être le champion de la gauche.
Simple question de vent dans les révolutions…
Pourriez-vous être gauchiste aujourd’hui ?
"



L. R. :

" Je ne crois pas. Finalement, toutes les révolutions sont idiotes.
Elles arrivent toujours au bout d’un certain temps à regrouper les profiteurs
et à tuer les pauvres bougres qui ont fait le travail.
Mes expériences me démontrent la faillite de toutes les révolutions,
quelles qu’elles soient
."




J. .C. :

" Lucien Rebatet, vous m’avez dit renier certaines phrases.
J’ai compris que vous ne reniez pas du tout votre vie.
Nous sommes en 1970… vous reste-t-il beaucoup d’amis ?
"



L. R. :


" Des amis… il m’en reste beaucoup, naturellement…
Comme tous les gens qui ont été engagés dans un combat difficile.
Et j’en ai d’un peu tous les bords.
Les hommes avec lesquels je ne m’entends plus, ce sont les renégats…
"




J. .C. :

Qu’appelez-vous « renégats » ?




L. R. :

" Claude Roy, par exemple… Il était notre chouchou.
Il nous léchait les pieds , il faut bien employer les expressions réelles.
Nous l’avons sauvé des camps des prisonniers allemands en 1940,
nous l’avons fait passer en zone libre.
Il a travaillé pendant trois ans à la radio de Vichy.
A la Libération, on le retrouve communiste
et le voilà qui refuse de signer pour la grâce de Brasillach…
J’appelle cet homme-là un renégat
."




J. .C. :

" On a le droit de changer d’idées ! "




L. R. :

" A ce point-là, non !

En revanche, il y a des résistants, tout à fait authentiques,
des gens qui se sont battus, avec lesquels je suis très bien.
Pour eux, j’ai beaucoup d’estime et ils me le rendent… Je crois.
"




J. .C.
:

" Vous vous dispersez un peu ! "




L. R. :

" C’est vrai. Je suis un dilettante, en toutes choses.
Aujourd’hui, nous sommes à l’ère des professeurs et des pédants.
Moi je vais des Décombres à la musique…
"





J. .C. :

"Si vous aviez écrit vos Décombres en période gaulliste,
quel en aurait été le thème principal ?
"




L. R. :

" J’aurais tracé le même tableau, qui me paraît très véridique,
des prodromes de la guerre et de notre défaite de 1940.
Bien entendu, j’aurais remplacé la dernière partie par une sévère description
de l’imposture gaulliste, de ses méfaits (décolonisation ratée, abandon stupide
et lâche de l’Algérie, chimère de l’Europe jusqu’à l’Oural, détérioration de la monnaie)
camouflés sous la politique dite de grandeur.
"




J. .C. :

" Vous n’êtes pas athée, mais vous êtes mécréant, cela vous l’avez dit.
Et pourtant, Dieu existe…
"



L. R. :

" J’ignore totalement s’il existe un être suprême. Je suis agnostique.
C’est l’humilité qui convient, me semble-t-il, à notre nature humaine,
et qui entraîne bien entendu un refus de toutes les religions,
avec leurs systèmes et leurs dogmes présomptueux.
Dans mon ignorance métaphysique, ce dont je suis sûr,
c’est de l’inanité de ces systèmes et de ces dogmes qui,
s’il existe un au-delà, sont l’obstacle millénaire
à notre connaissance de cet au-delà.
"




J. .C. :

" Comment voyez-vous demain ? Comment réagissez-vous par rapport à vos idées ? "




L. R. :


" Pour ma part, je suis au-delà du nationalisme.
Je me sens d’abord européen, comme je l’étais à vingt ans,
avant ma crise maurrassienne.
Je suis persuadé que c’est dans l’Europe fédérée que la France jouera
son meilleur rôle et atteindra la vraie prospérité.
Je regrette que le grand peuple russe,
qui a tant donné à l’Europe durant le XIXe siècle,
ne puisse actuellement prendre sa place dans cette fédération.
S’il trouvait en lui-même la force de rejeter le système soviétique,
ce serait le plus beau jour de ma vie.
"

_________________
 

L'autre Histoire :
"qui n'entend qu'un son, n'entend qu'une cloche."

http://sansconcessiontv.org/

http://robertfaurisson.blogspot.it/2014/12/une-grande-dame-allemande-ouvre-la.html
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24 août 1972 : mort de Lucien Rebatet.

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